J’ai jamais trouvé ça ni indispensablement bon, ni forcément joli une fille qui fume. Bien sûr, il y a la petite cigarette après le repas, ou avec un verre de vin à l’apéro, mes préférées. Je ne suis pas une grosse fumeuse : jamais le matin, rarement l’après-midi, bref, rien d’alarmant, juste ce qu’il faut pour me dire : j’arrête quand je veux.
Mais le problème, c’est les soirées. Là je suis capable de dégommer un paquet en deux temps trois mouvements. Un verre dans une main, une cigarette dans l’autre, et me voilà gaie comme un pinson, prête à faire de l’esprit avec n’importe lequel de mes congénères.
C’est le lendemain en général, quand j’ai la voix de Jeanne Moreau et le teint de Françoise Verny -et je vous parle pas de l’odeur des vêtements, mais ça même les non-fumeurs connaissent (oui je sais c’est la faute de gens comme moi, mea culpa)-, c’est donc le lendemain que je pousse un cri : fini! (avec la voix de jeanne moreau, c’est tout simplement magnifique)
J’ai déjà arrêté de fumer pendant un an.
J’ai adoré, dire : non, je ne fume pas, voir les autres s’allumer une cigarette et soupirer de contentement. Trouver mes dents plus blanches, mon teint plus clair, et même pas grossir- bon, j’avoue, je buvais un peu plus en soirée.

Pas si dur que ça- le problème à vrai dire, c’est quand on se croit libéré, et qu’on croit pouvoir s’autoriser des petits écarts : même petit fumeur, toute sa vie on reste un fumeur. Et chaque petit événement peut vite devenir un prétexte pour reprendre.

Bon, allez, aujourd’hui, j’arrête.