Légère, je marchais le nez au vent, quand d’un coup, je me vois arriver à l’autre bout de la rue. Stupeur!
Petite sotte. Ouvre les yeux, c’est juste une autre fille à la mode.

Comme le disait récemment le très juste papier d’Hélène, un seul physique un seul look, ces dernières années, la mode s’est tellement démocratisée que pour être originale il faut se lever tôt. Pendant longtemps, ils suffisait de connaître quelques petites adresses, de lire deux trois parutions pointues, et on pouvait arborer cet air satisfait de la fille à qui on ne la fait pas.

Je ne me suis jamais dit, “tout le monde en a donc j’en veux”, bien au contraire. Mais maintenant, tout le monde veut tout en même temps. Les tendances sont décortiquées à la mèche près et en temps réel sur internet et je me sens bien prise au dépourvu.

Pour autant, rien ne me fais plus plaisir que de voir les silhouettes se métamorphoser au fil des saisons. Bien sûr, la mode change pour qu’on achète et achète encore, mais j’aime me laisser entraîner dans cette effervescence, et j’aime aussi regarder les photos de mes parents il y a des années, voir ce que leur mode disait de leur époque.

Heureusement, un joli regain accompagne ce déclin, et comme toujours, il vient de la rue. Ce sont les coolhunters. Et quand on aime la mode, on ne se lasse pas de regarder et de s’inspirer de ces visages et de ces allures.

Et de temps en temps, chez les plus doués d’entre eux, on trouve ce que l’on avait oublié chercher dans cette course frénétique à l’apparence : le style, la grâce. L’air du temps.

Mes deux préférés (pour les rares qui ne les connaîtraient pas :-) : The Sartorialist, le chic new-yorkais, et Face Hunter le glam’ parisien, chez qui on trouve en bonus une liste de la plupart des hunters de la planète.