back in business

Comme convenu, je vous annonce la naissance de mon nouveau moi, assistée de ma shoppeuse personnelle, moi-même, et de ma conseillère en image, toujours moi, désolée Rachel, la relève est arrivée.
Merci pour tous vos conseils, et voici mes nouveaux commandements.

1/ Avoir deux ou trois références modesques. Pas Kate Moss, cette fille est un cahier de tendances à elle toute seule, c’est trop. Plutôt quelqu’un comme Victoria Beckham, à l’esthétique très personnelle, épurée, sans ostentation.
Naan, je déconne. En fait je n’arrive pas encore à choisir, on a passé le week-end dessus avec mes copines, mais ça va venir.

2/ À partir de là je me fixe deux styles maxi, de préférence qui parlent à peu près le même langage. Par exemple, l’univers de Gwen Stefani et celui de Sofia Coppola vont avoir du mal à dialoguer, à s’échanger, à se mixer = perte de 50% de la force de frappe de ma garde-robe. Faire le bon choix, et m’y tenir, au moins sur une saison.

3/ Je détermine ce dont j’ai vraiment besoin. Récapitulons, en une saison, je tourne toujours sur mes deux jeans préférés, une ou deux robes , une dizaine de tee-shirts, etc, etc… Plus une très belle paire de talons, un sac, pas la peine d’exploser mon armoire pour des sapes que je ne verrais même plus dans 2 mois.

4/ J’imagine un nuancier. Ma base perso immuable, ce sont le gris et le noir. Mais non je ne suis pas goth. Ca peut être très gai et chic en les réhaussant de couleurs très franches, ou en les adoucissant avec des teintes douces et légèrement poudrées. Ce qui fait un éventail ultra large et casse gueule.
Donc je détermine quelques teintes en résonance, et je m’y tiens.

5/ Je fais une liste, ou mieux, un lookbook. prendre la photo d’une silhouette dans une vitrine, arracher des pages de magazines, déterminer mes propres must-have et les deux ou trois trucs dont je ne pourrais pas me passer.
Mon lookbook deviendra vite une mine d’or, un phare dans la tempête de la mode, et je ne pourrais plus m’en séparer. Et en plus je pourrais jeter mes vieux mags sans état d’âme. Un bon exemple de lookbook chez Balibulle.

Fin du travail de préparation, à présent, rentrons dans le vif du sujet.

6/ Je fais les magasins. Stoooop! Pffffiou! Rattrapée en plein élan rue de Rivolienne. Avant toutes choses, faut que je repère quelques vêtements de la mort qui tue que je ne verrais pas sur tout le monde. Je prends donc mon temps, je trouve des merveilles dans les petites boutiques et chez les créateurs, et je les note.

7/ J’achète en priorité les pièces dont j’ai décidé que je ne pourrais pas me passer.
Pour le reste, ça devient facile. Avec quelques vêtements sublimes et originaux en tête, je craque nettement moins sur du cheap. Le travail de préparation pré-shopping a fait son oeuvre. J’ai l’achat précis, détendu, le visage reposé, je suis Uma Thurman.

8/ Je fais des essayages, chez moi, seule ou avec des copines. Ca a l’air sympa comme ça sur le papier. En fait, c’est assez saoulant, mais nécessaire quand comme moi on revient du fin fond du purgatoire de la fashion. Je ramène ce qui ne me va pas, ce qui ne va avec rien, et aussi ce qui ne va qu’à mon placard. (ma spécialité : acheter des fringues pour les regarder)

9/ Je pense confort. Ce qui ne veut pas dire je pense Aerosoles mais plutôt que je vais arrêter d’oublier que l’allure c’est le plus souvent un corps sans trop d’entraves. Un jean trop serré, des talons trop hauts et on se retrouve vite à trottiner comme une poule en perdition, et ça fait rire les oiseaux. (sans pour autant rajouter de couleurs aux couleurs de l’arc en ciel).

10/ Je caresse mes vêtements. Je suis folle d’eux et pourtant je les brutalise régulièrement. J’engage une relation sensuelle avec eux. Je lave les trucs fragiles à la main, je prends une heure ou deux pour repasser (oui, c’est chiant, mais ça change vraiment tout.) avec de l’eau de repassage (fleur d’oranger, et c’est le printemps quand j’ouvre mon placard), en pliant et en triant tout ça nickel, et ma penderie redevient ma meilleure amie.

J’entame donc la course de fond du style, et je sais que ce ne seras pas facile, et qu’il y aura des rechutes. Mais comme Rocky Balboa, j’ai l’oeil du tigre, et rien pourra m’arrêter.


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