Mais qu’est ce qui m’a pris de faire une semaine de détox ?

Well, on la fait à l’américaine ? Alors euuuuh. Previously, on A Girl Like Me.

Il y a deux semaines, lundi : je rencontre une ado à la peau de pêche. Mais comme elle dit des mots comme “sotte” et “zut”, je lui demande son âge. Elle me répond qu’elle a 53 ans, et devant mon air effaré, me dit qu’à part se tartiner de Dior depuis ses 18 ans (normal, elle bosse chez eux, hein) (houla mais ça fait 35 ma belle, j’espère pour toi que tu n’es pas aussi fidèle à ton mari ! ) elle ne fait rien.

Je lui lance un regard perçant à la Derrick et je lui dis allez lâche l’info. Avoue. Comment tu fais pour avoir une peau naturellement photoshopée comme ça ?

Et bien l’info, elle est simple, les filles. Et désespérante. Amies de mojitos, tenez-moi la main et recueillons nous avant que je ne vous lâche LE scoop.

Sport, bouffe saine, pas d’alcool, ne sait même pas ce que veut dire le mot nicotine, du coup je ne lui ai même pas demandé si elle avait déjà essayé la drogue et les Kinder Chocofresh.

Bref, une vie infernale. Mais pas une ride.

Lundi donc, je vais boire un cocktail aux fleurs pour oublier cette rencontre éprouvante.

Mardi : Je vais boire un verre avec des amis. Comme on a faim, on se prend des pizzas. Je fume, je bois, je suis gaie et vibrante comme un pinson.

Mercredi : Je vais boire un verre chez des amis. Comme on a faim, on boulotte des trucs d’apéro. Je fume, je bois, je suis gaie et vibrante comme un pinson.

Jeudi : Je vais boire un verre avec des amies. Comme on a faim, on se prend des pizzas. Je fume, je bois, je suis gaie et vibrante comme un pinson.

Vendredi : On passe à la télé. (ouh le lâchage d’info en loosedé* noyé dans un nuage de fumée !), sur la BBC comme de bien entendu. Faut fêter ça. On va au restau avec Nadia et JE SUIS LA SEULE À BOIRE ET À FUMER. Je sens que je suis en train de me lâcher des deux mains vers un monde décadent et insulinairement déreglementé, mais je reste gaie et vibrante comme un pinson.

Samedi : Goûter de filles (et ouais). Goûter de filles sérieux. Goûter de filles lethal. Goûter de filles où le truc le moins gras dont on dispose est un Mont Blanc de chez Angelina. On se vautre dans un océan chocolaté, on se noie dans l’Hermé, on pédale dans Ladurée**.

Fin de semaine, je suis aussi gaie et vibrante que Maïté quand elle explose un chapon avec l’arrête de sa main. C’est là qu’arrive le grand, le redouté, l’infâme dimanche noir.

Krach fessier, grande depression de la taille 29, crise calorique mondiale qui mènera directement à la déflagration de ma peau, de mon moral et de mon tout nouveau jean Used gris qui ne supportera pas le choc et s’effondrera lamentablement au moment de fermer le dernier bouton.

Lundi donc, réaction en chaîne. Direction mon primeur préféré, qui ne me connaît que parce que je suis toujours fourrée à la boulangerie d’en face, celle qui a formé l’un des meilleurs ouvriers de France, du vrai travail de pro quand on mesure l’évolution de mon tour de taille depuis quelques temps.

Légumes, légumes, légumes, je redécouvre l’existence d’un monde ou tout n’est pas carré en sachet, ou on the rocks dans un verre.

Et je me lance avec la légèreté d’une baleine australe dans ma semaine détox.

Bon, je vous fais pas le menu hein, faut pas déconner, je m’appelle pas Karl Lagerfeld, je n’ai aucun conseil à donner niveau diététique. Je tiens juste de ma mère que les choses les plus simples sont les meilleures et que les choses les meilleures se font à l’eau et sans graisses saturées.

Et ça marche. Des légumes, de l’eau, pas d’alcool, pas ou peu de cigarettes, t’as même pas faim et tu retrouves ton jean, un teint quasi-printanier, et satisfaction personnelle que Jean-Luc Delarue si il te voit il te colle une baffe tellement il est vert de jalousie.

Je suis donc ravie de vous annoncer que ceci fait, j’ai repris mon hygiène vie de décérébrée où je l’avais laissée. Hier, un ami*** a déboulé à la maison avec un plateau d’huîtres ET du vin blanc.

Mais ma vie de décérébrée… J’y mettrai quand même un peu plus d’eau et de légumes à l’avenir. Mais toujours pas de yoga, promis.

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Ah oui, et sinon, j’ai décidé de partir en week-end cette semaine. C’est un nouveau concept qui fait que je ne serais pas là les prochains jours. Alors bisou !

Ah oui (2), et la blouse du dessin, c’est ma Monop’, qui a eu l’air de vous intéresser. Si elle vous plaît, c’est une collection one shot, donc il faut se dépêcher.

Ah oui (3) et enfin, (bon, je fais un concours avec moi-même de notes longues en ce moment, mais comme je ne suis pas là les prochains jours, j’espère que vous m’excuserez) les bijoux que j’ai dessinés sont inspirés des créations Ginette NY (mais comment on peut choisir un nom de marque aussi naze ? Ca vous plaît vous ?).

Si je ne vous en ai jamais parlé, c’est que je n’ai réalisé qu’il y a peu qu’à Paris cette marque n’est pas trop connue : à Marseille, une ville que je connais bien, toutes les filles portent depuis longtemps ces pendentifs “cercle” en or. Normal, ils sont magnifiques.

Et normal que ce soit surtout à Marseille, la créatrice est marseillaise, même si maintenant elle est basée à New York.

Je vous recommande le site, qui propose une présentation de collection géniale (je n’aime pas tous les bijoux, mais ça vaut vraiment le détour), un panoramique qui mélange des vues de New-York et de Marseille, et où il y a plein de copines à moi qui posent en plus, alors je me la pète par procuration.

Bon, allez, je crois qu’il est vraiment temps que je prenne des vacances, et à mon retour, je vous promets des notes plus digestes (ahahah).

Bisous !

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*Loosedé : je ne sais pas d’où vient ce mot, je ne saispas comment ça s’écrit, et pourtant j’ai cherché. Bon, je crois quand même que je sais ce que ça veut dire, hein :-)

**Pédaler dans Ladurée : celle-ci est trop fabuleuse, normal, elle est de Punky !

*** Un ami : est un ami. N’allez pas vous imaginer des choses. Comme s’il suffisait de débarquer avec des huîtres… Bon, allez, je raconte n’importe quoi. Vacances !