Yebaa ! J’arrive enfin au bout de ma troisième année d’étude. Je suis en fac de talons modernes. J’ai passé haut la main le diplôme Passer une Journée Entière sur du 10 et Sourire, alors que pendant des années ça a été Passer 3 Minutes sur du 2 et Mourir, et j’envisage à présent de présenter le master Une Paire de Stilettos et Go.

Oui, pour le moment mon niveau d’étude ne me permet pas le talon aiguille. Pas que je rêve d’en porter, mais ma mère m’a toujours dit que dans la vie il faut avoir un bon bagage.

Je connais donc tous les secrets de langage (“mes plateformes ? Oh, ce sont des pantoufles, tu penses !”), toutes les grilles de métro de Paris, un bon cordonnier et j’ai même fait un stage de “shopping and dancing” : une fois sur mes talons, je suis inébranlable.

En tant que jeune diplômée, je me demandais donc combien de temps j’allais pouvoir résister à la tendance basket très, très, très puissante qui nous arrive dessus. D’autant que j’ai beau vouloir faire la femme fatale, j’aime les sneakers comme une ex-fumeuse aime l’odeur du tabac.

Non, parce que je sais ce qui va se passer : si je remets des baskets, je ne vais plus les quitter, ça va être horrible. …blement bon.

Et pourtant, quelle n’a été ma joie quand il y a quelques semaine, Stéphane Galienni de l’agence Balistik Art nous a contactées, Géraldine et moi, pour un projet de blog autour du streetstyle. Il voulait qu’on prenne des photos de gens stylés et en baskets dans la rue.

Vous avez déjà vu deux bloggeuses heureuses ? Et bien imaginez-nous faisant des bonds (bien sûr en talons quelle question !), poussant des cris, nous serrant dans les bras et remerciant le dieu Internet. Et nous mettant illico au boulot.

Le streetstyle est une drogue. Vaut mieux s’en tenir éloigné parce que c’est très addictif. Voilà la raison pour laquelle un jour viendra où, à force de marcher pendant des heures, à force d’en voir de toutes les couleurs (des sneakers), je me payerais une paire de hi-tops à un prix délirant parce qu’elles auront une nuance de jaune incroyable au niveau de la tige et n’existeront qu’en 120 exemplaires. Je sais, c’est ridicule.

Tout aussi ridicule que de marcher sur des talons finalement. Je veux dire, n’empêche, en fait. Si on réfléchit bien. Non ?

Nous ne sommes pas les seules contributrices de ce nouveau blog. Pour aller y jeter un oeil, pour en savoir plus, c’est par ici. C’est encore tout jeune et les peintures sont pas encore tout à fait sèches, mais on est vraiment ravies.

La tenue est inspirée des superbes trucs en plume d’Ann Demeulemeester. Les basket sont des Balenciaga.

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