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La robe est inspirée d’une Jason Wu.

Géraldine et moi, on a pas du tout le même style.

Euuuh… Ah oui c’est la semaine Géraldine. A tel point qu’elle m’a dit “non mais c’est bon là t’es pas obligée de parler de moi dans TOUS tes billets” (genre, Massimo Dutti t’étais pas obligée) donc, la semaine prochaine, pas de Géraldine.
Je vous raconterais la soirée de samedi sans parler de Géraldine. Hum.
Comment ça tout ça pour vous faire une piqûre de rappel pour la soirée de demain ?

Géraldine et moi donc, on a pas du tout le même style.

Je viens du minimalisme, du grunge des années 90. Je viens d’années entières à traîner avec des skateurs et je viens aussi des années 80 de ma mère dont je vous parle souvent. Talons haut, épaules et rouge flashy.

Géraldine est plus folk. Ses années de prédilection sont les années 60, 70. Je connais son amour des imprimés, des robes, des bottes. Vous devriez nous voir chez Tara Jarmon : Géraldine, émerveillée. Et moi, confite d’ennui.

Mais son icône de style est Margot Tenenbaum. Look preppy-barré et ultra féminité : c’est l’exact endroit où nos continents se rejoignent.

Bon, en fait ils se rejoignent aussi demain au Point Éphémère et je vous promet qu’on est absolument pas stressées. J’ai juste une console DJM 500 en fond d’écran avec des grosses flèches là où mon ex a jugé bon de marquer en rouge : “et surtout, ne touche pas ce bouton ! Et si la musique s’arrête, tu fais comme si c’était fait exprès et tu fait ” Wouuuuuhou” en levant les bras” .

Margot Tenenbaum, son look preppy et la dérive des continents, donc.

J’ai pourtant été hyper surprise le jour où Géraldine m’a appelé pour m’annoncer qu’elle était sur le point de s’acheter une paire de loafers Weston. “Qui, toi ? Je rêve ! Mais moi aussi !”, je lui dis. J’entends à l’autre bout du combiné ” Qui toi ? C’est pas vrai !?”.

Les Weston, pour tout vous dire, ça fait depuis le collège que j’en veux. Mais comme les modèles sont immuables, j’ai toujours eu mieux à claquer. C’est que c’est un peu cher. Ado, j’aurais eu l’impression d’avoir un voyage aux pieds, ce que je n’aurais pas supporté. J’aimais trop voyager.

Tant et si bien que je n’ai jamais passé le pas. Mais, chose étrange, elles se sont fait une place dans mon cerveau. Il m’est souvent arrivé d’imaginer une tenue et de me dire : “tiens, je mettrais bien ça avec mes Weston”. Sauf que j’en avais pas.

D’ailleurs, je les avais dessinées ici. Un signe. C’en était trop : la semaine dernière, je me suis décidée. J’ai passé le pas de la boutique, j’ai vécu l’expérience du vrai luxe et j’ai acheté mes premières chaussures avec embauchoirs. Ça faisait longtemps que j’avais pas été aussi contente d’un achat.

Bon, maintenant, je me retrouve avec deux bêtes de course à apprivoiser. Parce que oui, je trouve ces chaussures d’un classicisme sublime. Mais bon, j’ai bien conscience que ce n’est pas un look facile. Ça peut même vite virer horrible. Ça étonne, voire pire. Pour le coup, faut être sûre de ses goûts. Faut être très Margot.

Je me demande bien comment Géraldine va faire vivre les siennes.

Moi, je les imagine avec des shorts en jean très courts mais un peu larges comme chez Alexander Wang, avec les robes longues de cet été (ça va être sketchy, mais je suis sûre que je vais trouver la bonne), avec des slims de couleur, of course, mais bien raccourcis sur les chevilles, et bien sur, avec la petite jupe taille haute ceinturée qu’on aura toutes au premier rayon du soleil. Pieds nus. Ou avec des chaussettes. Et avec des robes courtes. Et puis avec…

Oh mon dieu, mais va falloir que je refasse toute ma garde-robe !!!
Héhé.


Audrey Hepburn dans Funny Face avec ses loafers, repris par Gap. Normalement, demain, je danse comme ça. Entre deux “Woooooouuuhou !”

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