Tee-shirt inspiré du fameux Lanvin.

Telle que je vous parle, je suis dans le TGV, assise en face de Géraldine qui est en train de rédiger son prochain billet. On est lundi, il est 16h37 et c’est pas pour cafter, mais elle a mangé tous les bonbons Haribo Polka et ne m’a même pas laissé un Cocobat.

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler des seins du top Lara Stone. Lara et ses seins, c’est toute une histoire pour moi. C’est que, comme qui dirait, ça me rappelle quelqu’un. Moi. Oui, Lara me rappelle moi, que celle qui ne s’est jamais une fois dans sa vie identifiée à un top en couv’ du Vogue Paris me jette le premier carré coupe-faim.?Quoi ? Jamais ? Allez-y, jetez, jetez, je risque d’en avoir besoin.

Nous sommes dans le train, Géraldine est en train de boulotter un Twix Xtra pour me prouver que la vie est pondéralement injuste, et nous rentrons de Toulouse. Merveilleuse ville rose où nous avons posé nos laptops pour moins de 24h, juste le temps de rencontrer une femme formidable et de réaliser le rêve ultime : essayer dans une boutique sublime et fermée des fringues avec des conseils avisés et bienveillants. Juste le temps de me rendre compte qu’il allait être temps pour moi d’arrêter les Polka Haribo si je voulais prouver à la mode que je l’aimais vraiment.

Mais, revenons à nos nichons. Lara, donc, seul mannequin à ce jour et à ma connaissance à avoir échappé à l’effet secondaire d’une poitrine pulpeuse : la nunuchisation. La nununichonsation. La nichonuchation quoi. Partez pas, j’ai plein d’exemples du fait que la mode ne sait pas quoi faire avec les seins. Bon, ok, un ça suffit parce que vous avez pas toute la journée hein. C’est pas comme si vous aviez 5 heures de train devant vous.

Prenez Laetitia Casta. En dehors du glam sirupeux spécial couv du Elle ou du look fermière qui boit du lait où tu sens que le photographe n’a pas pu s’empêcher de lui demander d’aller s’abreuver directement au pis de l’accessoire principal de la série photo (une vache, bien entendu) au cas où l’on aurait pas compris l’analogie, pas de salut. On comprend que Laetitia se soit laisser pousser les poils sous les bras pour aller hululer avec les loups.

Bref. Exilée à Toulouse le temps d’un soupir dans un but exclusivement mode, j’ai essayé des vestes taillées pour mes rêves et des robes plus vaporeuses que mes désirs. Un monde soyeux sous toutes les coutures, où le moindre détail est enfin à sa place.?Le moindre détail, sauf un : j’ai bien dû finir par me rendre à l’évidence. Le corps de la femme à la mode n’a pas de seins. Elle ne porte pas de soutien-gorge et n’a qu’une exception qui confirme son inexorable destin : Lara.

Et sinon, la plupart des autres s’affament pour rentrer dans du Dior Homme, et je ne les critique pas : moi qui ai pour les vêtements une passion débordante, parfois je vous jure que j’en ai envie. De perdre une taille ou deux pour rentrer dans mes chimères…

Mais nous approchons Montauban, Géraldine est en train d’ouvrir une boîte de Pims. Euuuh… Je vous laisse, j’ai un truc à faire.

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PS1 : Bon, et n’allez pas croire que je réduis Lara Stone à ce seul sujet. Ce que j’aime le plus chez elle, c’est son visage, sa blondeur étrange et ses dents du bonheur !?PS2 : Et oui c’est bientôt le printemps ! Elle nous fait un spécial mincir sans régime et moi je vous fais un théma sans régime, tu mincis pas.?PS3 : Les régimes, c’est comme le reste : ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Je vous promet d’arrêter de vous saouler avec ça… Allez euuuuh… Au moins jusqu’au printemps ;-)