Aleksandra Orbeck-Nilsen, de l’agence Viva.

Il n’est pas rare de croiser des mannequins à Paris. Leur frêle silhouette est souvent alourdie par un gros classeur, leur book. Elles portent un slim ou une jupe un peu courte. Lors d’un casting, il faut qu’en trois secondes elles accrochent le regard.

Mais elles n’ont pas toujours un vrai style. Souvent très jeunes, étrangères et un peu paumées, il est assez fascinant de voir la métamorphose, aux défilés par exemple, entre les silhouettes d’ados un peu maladroites qui se faufilent backstage, et les femmes sublimes et sophistiquées qui pénètrent dans la lumière du podium.

Quand j’ai croisé Aleksandra il y a quelques jours, je l’ai d’abord vue de dos, et j’ai d’abord vu son chapeau. Le chapeau, on aime ou pas, mais moi j’ai toujours envie de m’intéresser de plus près à la personne qui le porte. C’est qu’il faut oser.?Je me suis donc arrêtée pour lui parler, et je n’ai pas été déçue.

Elle allait voir les fringues chez Acne. On était à deux pas, j’ai pensé que le Palais Royal serait un bon endroit pour la photographier, et on s’est donc baladées ensemble et on a bavardé. Résultat, cette fille adore la mode, en connaît même un rayon et sait s’amuser avec les tendances. D’ailleurs, j’aime beaucoup ce qu’elle fait en tant que mannequin.

Vous allez me dire, ça va, c’est bon Garance, le keffieh, tout ça, on connaît. Oui, mais vous avez vu ce chapeau ? (Elle l’a acheté dans un magasin d’hommes), vous avez vu ces boots ? (elle au moins elle a su régler le problème du talon plat). Vous avez vu ces couleurs ?

Et vous avez vu ces lunettes ?

Petites, rondes et couleur écaille, un concentré des tendances à venir niveau solaires.?Ça vous plaît ?

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Alors, et pour ceux qui parlent le bulgare (bon, ok et l’anglais), j’ai été interviewée par le magazine lifestyle Intro, si ça vous intéresse c’est par ici.