J’en ai marre du rouge à lèvres rouge.

Ça m’a frappée il y a quelques jours. Soudain, j’ai trouvé que ça ne m’allait pas du tout, que c’était une galère et que j’allais devoir utiliser mes 375 tubes de rouge pour autre chose que pour me maquiller.

Je ferais peut-être une oeuvre conceptuelle, une sorte de tribute à mon ancien moi glamourisant et un so far so long au rouge à lèvres qui file. Ou bien un calendrier 2008, comme le Vogue dont les filles ont trouvé un bon moyen de recycler le make up qu’elles reçoivent en pagaille.

Je suis donc passée au nude sur les lèvres, et je m’éclate toute seule. J’en ai plein : un beige rosé, presque mat, qui fait la lèvre discrète et sensuelle. Un rose un peu fané, un rouille léger. Je me sens beaucoup plus chic comme ça, tiens.

C’est la vie… J’adore la mode : j’adore par conséquent atomiser ce que j’ai porté aux nues deux jours avant.

C’est pourquoi j’ai soudain une envie folle de maquiller mes yeux, et le Elle d’il y a deux semaines vient de me flanquer (oui, j’ai du décalage MÊME dans la lecture des magazines) une nouvelle obsession. D’autant plus marteau-piqueuresque que je ne sais absolument pas comment avoir ce rendu arachnéo-charbonneux-givré.

Moi d’habitude, j’ai le cil net et brillant (et la truffe humide, oui bon), ultra défini par ces nouvelles brosses plastique qui déposent le minimum du minimum sur les cils.

Je vous l’ai donc scanné et je vous le demande très solennellement. Je vous lance un cri un SOS qui part dans les airs dans l’eau laisse une trace dont les écumes font la beauté.

Alors, au nom de la beauté, comment on fait ça ?

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Ah, et au nom de la mode, quelqu’un connaît-il une bonne couturière entre le Marais, Oberkampf et République ?