Attention pensée fumeuse du lundi matin. Vous avez votre café bien en main ? Bon, alors.

Vu l’application quasi mystique avec laquelle je me plonge dans les vintageries en tout genre en ce moment, je peux vous dire (genre, attention préparez-vous au statement de dingue) que tout a été fait.

C’est limite énervant tellement ça a été répété, mais, dans une bonne friperie, on trouve tout ce qui fait la mode d’aujourd’hui : des combis, de super pantalons à pince, des blazers à tomber par terre, des leggings bariolés, des robes longues au kilo, des chemises d’homme à la tonne, des pochettes incroyables, des…

Ok j’arrête d’enfoncer des portes ouvertes. Tout ça, on le sait, tout autant que l’on sait à quel point le passé inspire les créateurs d’aujourd’hui.

Louise ci-dessus porte blouson vintage avec une combi-bustier Stine Goya (chouette créatrice Danoise).

Et malgré le fait que tout ce qu’elle porte, de la pointe de la ballerine jusqu’au headband, ait déjà été porté par nos mamans et aussi par Cher, l’ensemble est parfaitement moderne.

Je ne sais pas exactement à quoi cela tient. Une attitude, un choix de couleur, une manière d’assembler les vêtements, un détail dans la coupe ?

J’ai un copain dont c’est le métier d’être connecté sur la tendance avec qui on brodait samedi sur le retour d’une mode plus 90?s, plus sobre et minimaliste, anti show-off. Le grunge pointe déjà le bout de son nez. Le noir aussi. On se disait, oui, tiens, ça a du sens. Et puis c’est une période qu’on avait tous les deux adoré, même si a l’époque on devait économiser trois mois pour se payer un tee-shirt Margiela.

Ce qui est marrant c’est de voir ce que notre époque en fera, parce que ce sera forcément différent, mélangé, explosé, pris avec du recul et vachement excitant.

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