J’étais d’humeur divine, dans les rues d’Arles, à me la jouer femme de l’ambassadeur, tout ça parce que mon mec avait un rendez-vous professionnel au Nord-Pinus, l’hôtel qui te fait faire des rimes en “us”, et qu’il m’avait dit : “Tu peux aller faire du shopping si tu veux !”

Je lui avais dis, et bien, en avant les phallocrates, merci pour l’autorisation. Comme si je pouvais pas aller voir des expos photo tout seule, d’abord. Pfffffu, macho.

Tu me files ta CB ? Non ? Bon.

J’étais donc d’humeur divine, dans les rues d’Arles… Non, en fait, je n’étais pas d’humeur divine. C’était la première sortie sur mes fesses d’une espèce de jean sarouel Zara TRAFALUC que j’avais acheté sous le manteau (vu que rien que le nom de la ligne c’est la tehon, je me demande qui a trouvé ce nom, même pas espoir de commander un verre au Nord-Pinus, avec un nom pareil (oui, enfin, c’est l’hôtel qui se fout de…)) en mettant tout mon espoir dans mon génie stylistique (allez savoir pourquoi, il y a des moments ou j’y crois) pour me tirer d’une coupe (je parle du jean) aux relents incontestablement beaucoup trop “young” pour la femme chic que je suis devenue depuis que mon homme a des rendez-vous professionnels au Nord-Pinus.

Bref, pas bien assurée avec mon Trafa sur le luc, je me décide à aller voir des expos photo toute… à aller faire du shopping.

D’autant plus décidée à shopper que, si vous avez suivi ce blog depuis quelques temps, vous savez que je n’ai pas posé pied à terre depuis plus d’un mois ET QUE DONC J’AI RATÉ LES SOLDES. Sauf pour… Ah oui non j’ai acheté quelques trucs en fait. MAIS PSYCHOLOGIQUEMENT, J’AI RATÉ LES SOLDES.

J’arrive donc dans un magasin qui vend tous les trucs horribles qu’on déteste, de Balenciaga à Vanessa Bruno, en passant par la nouvelle marque qu’on déteste toutes, Acne. Dont ma main, comme téléguidée par les antennes du désir (?), attrape fermement une robe.

Et alors, là, trois, non six diables bien différents, mais je suis sûre que vous les connaissez, s’emparent de mon corps de femme de l’ambassadeur :

Le diable de de la fille qui A PSYCHOLOGIQUEMENT RATÉ LES SOLDES.
Le diable de la fille qui porte une fringue dont l’effet, 5 heures après l’avoir mise, est toujours plus qu’incertain.
Le diable de la fille qui n’a encore jamais rien acheté chez une nouvelle marque qu’elledéteste ouvertement.
Le diable de la fille qui n’achète jamais de robe et qui commence à peine à comprendre pourquoi.
Le diable de la fille à qui la vendeuse dit, cette robe, elle se ceinture.
Le diable de la fille qui n’aurait jamais cru qu’une robe ceinturée pourrait lui aller.

Les diables au corps, je….

Oh mais attendez, c’est vachement, vaaaachement long comme post non ?
Surtout que c’est l’été et que vous m’avez expressément autorisée à lever le pied (si, j’ai des preuves formelles).

D’autant plus que la deuxième partie va être vachement, vaaaaaachement plus phallusophique, je veux dire, philosophique, prendre comme de bien entendu place au Nord-Pinus, et réserve une bonne dose de théorie fumeuse. Je dirais même qu’elle a tellement fumé qu’on l’a arrosée, la théorie.

Ben oui, ma robe, c’est la série de l’été. Et cet été j’ai décidé d’être plus relax que relax. Ce blog est en quartier d’été, été où il sera autorisé de raconter pendant 10 posts qu’on s’est acheté (ou pas, le mystère reste entier) une robe, de parler pendant 65 posts de comment ne pas se retrouver avec une botte de foin sur la tête à la rentrée, et, je sais pas, moi, faire un contest glace figue / glace coquelicot (Alice Springs, j’ai trouvé ça à St Remy), des trucs bien light quoi, enfin, plus au sens figuré qu’au sens propre, ricane ma balance.

Comment ça c’est déjà ce que je fais toute l’année ? Bon, ok. Ben là, ça va être pire !

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