Reprenons. Je suis donc là dans ma robe, au beau milieu de la boutique, mon Trafaluc gît au sol de la cabine, genre « Ah tiens, quelqu’un a oublié un jean, très… moche ici ! », suivant les conseils de la vendeuse, je ceinture et Oh !! Dieu. Je découvre que j’ai une taille.

Que j’ai des jambes aussi, le fait de ceinturer entraînant un raccourcissement stratégique de la robe. Et que j’ai des seins, par la même occasion. Mais bon, ceux, là, je ne risquais pas de les oublier. Bref, que je suis une femme.

Laissez tomber, avec une illumination pareille, plus un doute : j’achète.

Si. Une seconde de doute quand même. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression que cette robe ne va pas plaire à Monsieur l’ambassadeur du Nord-Pinus.

Mais une seconde, qu’est ce que c’est dans la vie d’une femme du monde. J’achète, je mets, je sors dans la rue, et j’ai la vive impression d’avoir mis du Impulse*. Il y a même un Dr House qui m’arrête pour me demander où j’ai acheté mes chaussures, le bougre.
Trop irrésistible la fille.

Je fonce au Nord-Pinus, in the total mood for love, et là je vous décompose l’action :

La rue est pour moi un catwalk, le ralenti s’enclenche, la musique de Royal Canin aussi, mes cheveux brillent sous le soleil de juillet, tout le Nord-Pinus est suspendu à mon déhanché, j’aperçois Monsieur qui me fait un signe dans le lointain et je vois se dessiner sur son visage…

Wow. Une super grimace.

Fin de la partie deux.

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Attention, cette série, c’est comme Lost, mais avec moins de personnages. L’enfer, quoi. Plus ça va, moins tu sais où ils veulent en venir, puis tu finis par te rendre à l’évidence : les cons, ils ont encore moins de scénar que sur l’Île de la Tentation.
Sauf qu’ici on a le droit de m’engueuler en direct, et donc de me dire arrête ton truc Garance, on s’en fout de ta robe, surtout que t’as pas de photo, etc. Passe à autre chose, tout ça. Même Géraldine m’a dit : j’ai rien compris à ton histoire, mardi.

Et ça me soulagerait bien d’ailleurs que vous me disiez ça, parce qu’en fait je vous préviens. Si volet trois il y a, il sera encore plus sans queue ni tête que l’épisode deux. Je vais finir par être obligée de convoquer des personnages totalement fictifs dans des situations complètement abracadabrantes, genre, Géraldine en pleine recherche de Magnum dans les rues d’Arles. Ou en train de nager sous l’orage. Complètement farfelu, le truc.

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Impulse : Pour les filles nées dans les années 80 (non, ne me dites pas ici qu’il y a des filles nées dans les années 90 please. Comment, SI ? Ah mais si en fait… Oh dieu, Oh mon dieu, Euwwwuuuu my gooooad.) Bref, pour toutes les filles jeunes & jolies, Impulse c’était une pub où quand tu mettais ce déo hyper naze, tous les hommes te suivaient à la trace dans la rue, c’était « l’effet Impulse ».
Pfff, je vous le dis les filles, moi je suis arrivée avant, et franchement, vous avez rien raté.

The law of diminishing returns : le principe du truc génial qui est toujours moins bien quand on y revient. Bon alors, quand c’est pas génial du tout au début, je vous laisse envisager la fin.