Previously on GD, ou plutôt, pour ceux qui n’auraient rien compris (ce que je comprendrais)

épisode 1 : je suis sapée comme l’as de pique, j’ai besoin d’un fashion fix.

épisode 2 : je trouve une robe, je me sens plus sexy que Joan Collins. Mais…

…j’aperçois Monsieur qui me fait un signe dans le lointain et je vois se dessiner sur son visage…

Wow. Une super grimace.

Et paf ! J’en étais sûre. Je m’en fiche, moi, ça me plaît, on s’habille d’abord pour soi, c’est Biba qui dit ça, je vais rester agréable. J’arrive à niveau, je lui dis “c’est bon j’ai compris ma robe ne te plaît pas NE DIS RIEN j’ai besoin d’un sorbet figue TOUT DE SUITE”. Je vais rester zen, détendue, rien ne pourra m’atteindre.

Sur le chemin de la figue (manger, ça me calme) (c’est bien ma chance, tiens), deux sentiments m’étranglent (mais ne me coupent pas l’appétit). L’un c’est le pincement de la déception de ne pas avoir eu l’effet wow que je j’aurais aimé. L’autre, c’est l’envie pure et simple lui mettre une droite. La femme blessée est un animal sauvage.

Mais au loin se dessinent un, non deux visages familiers. Géraldine et Mark, avec dans le dos un magnifique orage. Apparemment ils ne le voient pas, ils viennent juste de s’acheter deux maillots pour aller plonger dans la piscine de leur hôtel.

Par Sainte Rita, enfin un oeil ami. Le sourcil levé, j’attends.

Bon, pas de réaction. Je dis ‘Eh oh, t’as vu ma nouvelle robe ?’

Géraldine dit : ‘Hein ? Ah oui, sympa.’

Poin poin poin poiiiiiiin…. (son marquant la déception, comme dans les vieux dessins animés de Disney)

Je me retourne vers monsieur l’Ambassadeur du Bon Goût et je crie dis : “POUR MOI CE SERA FIGUE & CERISE AVEC UN CORNET ET QUE ÇA SAUTE !”

Je sais pas, je crois que je suis énervée. Et pourtant, j’avais quand même l’impression d’avoir fait l’affaire du siècle. Merde. Personne ne cassera ma joie. Personne. On s’habille pour soi, ma robe est top, c’est …la vendeuse qui me l’a dit.

Les éléments se préparent à se déchaîner, ma colère aussi. Géraldine et Mark ont intérêt à avoir acheté des maillots ignifugés, Mister Figue-Cerise un paratonnerre en beton armé.

Le vent se lève, les parasols s’envolent, des claques se perdent.

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Bon, et puis promis, la prochaine fois, je conclus parce que là c’est vraiment plus possible ! Bonne journée !