C’est ce moment où tout le monde bondit et se précipite vers la scène. C’est l’électricité qui soudain t’attrape et te fait hurler alors que tu étais ivre de fatigue. C’est cette folie de la musique et de la foule que j’étais venue chercher à Rock en Seine. Et pourtant, difficile de me concentrer. Rien à faire, je ne pensais qu’à aller bavasser au bar Levi’s en buvant des coupes de champagne sur lesquelles il y avait écrit : Garance.

Là-bas, j’ai passé des minutes qui se sont transformées en heures, à observer et à blaguer. À rencontrer des ados supermatures et des adultes en pleine puberté.

Je suis raide dingue de la veste APC de Camille…

Plus ça va, plus je me sens loin de tout ça, je me disais. Et pourtant, la nuit, elle m’a tant passionnée… Merde, qu’est ce qui se passe ? Ça vous arrive ces moments où vous sentez que vous flottez au-dessus des choses, que vous êtes observateur plus que vous ne prenez part ?

… Et complètement fan de la besace archi-cool de Léna

Et puis en même temps je m’amusais. Pas de la même manière qu’avant, mais je m’amusais. Et j’ai finit par me dire que j’étais bien ravie que les choses changent. Enfin. Que les choses ne changent pas. Mais que moi je change. Et que je n’ai plus les mêmes goûts qu’il y a cinq ans, et que je me renouvelle, et que chaque âge soit un nouveau pas vers le fascinant inconnu.

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