Non, vous ne rêvez pas, le bag pack is back.

Vous savez ce que c’est. À peine posé un pied à JFK, on est dans un film. Le taxi est jaune, le chauffeur est plus cool que vous, on traverse des ponts immenses en ayant le souffle coupé mais on fait comme si de rien n’était. On est dans un film. Spiderman pourrait passer par là on ne serait pas impressionné une seconde.

Une fois récupérées les clés de mon très chouette appart de la 5th avenue, j’ai ouvert ma valise. Fallait que je me change. La chaleur ici est moite et vous attrappe par bouffées, c’est concours de tee-shirt mouillé toute la journée. Le jour d’avant, j’avais été si débordée que je n’avais pas eu une seconde pour acheter un petit cadeau à mes hôtes. C’est en passant devant chez Ladurée que j’avais eu la géniale idée d’attraper une sélection, hyper sûre de l’effet frenchie chic que ça allait avoir sur James et Deborah.

J’ouvre ma valise, et bien entendu, ma boîte de macarons ressemble à une toile de Jackson Pollock, en plus trashy-tasty.

Je me moque de ma stupidité so frenchie chic et je mets l’oeuvre d’art in progress dans l’immense fridge, qui est aussi vide que ma valise est pleine, la Sibérie quoi.

Puis, je retrouve Géraldine. On va se balader.

Je vous présente l’une de mes icônes de style, Kate Lanphear, du Elle américain.

Pardon, on va marcher jusqu’à ce que mort des shoes s’ensuive. On veut palper l’ambiance. Et bien les amis, rien de plus palpable. Du bruit, de la foule, des sirènes, c’est le déluge (et ceci n’est rien par rapport au déluge -un vrai, celui-là, que nous allons vivre bientôt). On décide d’aller se claquer un bagel au soleil dans le Meatpacking disctrict…

On s’assied à une terrasse et on observe. Ici les filles sont les reines du casual. Je les trouve vachement jolies, dis donc, c’est fou, mais t’as vu ça ?! Géraldine me dit qu’ici les filles sont hyper body conscious. Elles prennent soin d’elles. C’est sûr que du coup, leurs dégaines, plutôt relax, prennent tout de suite un côté hypra classe et sans effort. Et la mode ici c’est définitivement la fille rock trash à la Alexander Wang. Les shorts sont hyper courts, les jeans, élimés, les vestes, cloutées… Et, oh my god ! Elles réussissent ça très très bien. Hâte de voir le défilé demain.

On continue à mater. Des mecs passent en skate. Des ouvriers portent des barres de métal. Des policemen boivent leur café dans la rue. Natasha Poly passe avec quelqu’un qui doit être sa maman. Le serveur me dit que je n’ai pas le droit de fumer sur sa terrasse mais que comme il ne m’a pas vu tout va bien. Il me fait un grand sourire. Wow.

Wow. New York est vraiment le centre du monde du cool.

Le short est le costume national. Venez on parle pas des boots.

Le soir, c’est l’apéro chez Colette qui a ouvert un mini-corner éphémère chez Gap. J’ai fait un petit boulot d’illustration pour cette occasion, je vous en reparlerai. Je le découvre sur place. Pfiou, je suis fière comme un pou. On bavarde en buvant du champagne. Il est 8h et j’ai l’impression d’avoir 786 ans. Je n’ai pas dormi la nuit d’avant, je n’ai pas dormi dans l’avion, je n’ai pas dormi dans le taxi et maintenant, et bien je dors debout.

Je chope un taxi et je rentre. Je me rends compte en arrivant que j’ai oublié de manger. J’ouvre le super big fridge qui est tout aussi vide que le matin même. J’ai un peu envie de pleurer tiens. Je dois être fatiguée et vu que la chose la plus importante de ma vie c’est de manger, j’ai matière à faire un nervous breakdown foudroyant. Mais à travers mes larmes, je vois un arc en ciel multicolore.

Par Pierre Hermé, les macarons Ladurée !

Bon, regardons les choses en face. Ils sont inoffrables, essayons d’en faire bon usage.

Je me fais une micro sélection :

entrée : fricassée de macaron menthe verte

plat de résistance : ratatouille aux deux macarons

dessert : miracle de macaron à la rose, le seul rescapé à eu près en forme de ce trip transatlantique.

Et puis après, straight to the point. The king size bed. Yeaaaaaaah.

9pm, plaf ! Game over.

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La suite, l’ouragan, Alexander Wang, tout ça, ça vous dit que je vous raconte tout à l’heure ? Allez, je reviens en fin d’aprèm. Gros bisou !