Avant toutes choses, désolée pour mes promesses de post d’hier, je suis paumée dans mon jet lag je n’avais pas percuté que si je voulais faire ça il fallait que je sois à la maison à, euuuuuh bon vous voyez ce que je veux dire, je suis hyper bourrée à la bourre dans mes posts, sorry.

Samedi, très tôt le matin. À moitié réveillée, je me fais un café noir comme la nuit que je contemple par la fenêtre. J’ai presque envie de sortir me promener, tiens. Mais je préfère rester là et m’imaginer que je suis chez moi, que ces grandes baies vitrées, que ces murs de briques rouge que je distingue dehors et que ce doorman que j’ai salué un peu plus tôt sont ma vie de tous les jours. Ça me plaît vachement, mais j’ai quand même encore vachement faim.

Je me fais un petit dèj Ladurée, c’est sucré, je suis Marie Antoinette dans Lost in Translation.

Aujourd’hui, un déluge est prévu, mais on y croit moyen. Certes, les cieux sont humides, mais un déluge, enfin voyons, les gars. On part tranquilles à nos premiers défilés, et là on se rend compte de ce que ça veut dire quand on parle de la cool attitude des new yorkais.

La conversation s’engage en deux minutes, personne, même les fashionistas les plus hardcore, ne se prend au sérieux. C’est hyper rafraîchissant. Avec Géraldine, on pense à Paris. On aurait beaucoup à apprendre. Les parisiens nous semblent soudain vachement coincés.

Puis on se cale dans un petit resto, et là, soudain, out of the blue, scratch !!! Le ciel nous tombe sur la tête. Des trombes d’eau, les trottoirs se transforment en torrents, on a l’impression que la pluie vient du sol, du ciel, de côté, on est trempées, et il est temps d’aller au show Alexander Wang.

On finit par y arriver, limite à la nage, mais impossible de prendre des photos. Je me fraie un passage backstage, et là j’ai l’impression d’être dans une rave party. J’ai jamais vu des backstage comme ça, on peut pas faire un pas, les gens sont imbriqués les uns dans les autres, seul un bras émerge, c’est le Cobrasnake qui shoote à l’aveugle.

Mais comment ils font pour bosser ? Alexander est là, mort de rire. Un ami me présente à sa meilleure copine (il en a environ 5640.) Il dit  » Garance loves Alexander » elle répond « Everybody loves Alexander !!! ». Connasse. Mais elle a raison : tout le monde veut être la meilleure copine d’Alexander.

Bref. Le show, tout ça ? C’est électrique. Je regarde en pleurant comme dans un dessin animé japonais (rapport à la pluie torrentielle qui m’empêche de prendre des photos) les filles les plus cool de la planète arriver sapées comme des princesses grunge. Erin Wasson est magnétique, Alice Dellal est féline, Anja Rubik est tellurique, et Anna Wintour est… Anna Wintour.

Je croise Rumi qui est une star, on se tombe dans les bras juste parce qu’on s’aime de blog, ce qui est un nouveau concept assez fameux : je la revois mercredi.

Puis les défilés s’enchaînent. Je me sens de mieux en mieux à NY, comme un poisson dans l’eau. Ahah.

Les gens viennent me dire I like your style, ce qui mérite un post tout entier vu comment je me sens hobo face à la méticuleuse précision du look des américaines. J’ai de nouveaux amis à la pelle, ça m’interpelle, Cole Mohr essaie de me rouler des pelles, mais je crois qu’il n’a pas d’appart en ce moment, alors que moi, oui, ceci expliquerait certainement cela. Mais c’est pas sûr, en même temps.

Ce soir il y a l’Alexander Wang Party, et là vous allez être très déçus les gars.

On a préféré aller se claquer un burger dans un dinner de Madison Square. Énorme le burger. Avec une pina colada à faire trembler Beth Ditto.

Ben vous savez quoi ? C’était absolument mythique.

Bon… Je reviens… dès que je peux (genre la fille qui ne fait plus AUCUNE promesse). Avec autre chose que du jean et des shorts tiens d’ailleurs. De la fashion, de la vraie, des robes, des talons, des imprimés étranges, des gens bizarres !!! Et puis il faut fêter le retour du soleil !!! Il ne pleut plus depuis longtemps ! Il fait chaud, c’est l’été, c’est tee-shirt mouillé ! Mais là je m’endors sur mon ordi… Et c’est pas beau à voir… Vive NY, vive Marc Jacobs, vive l’été héhéhé ! Bisou !