Non mais si. Depuis hier matin, on est à Londres, et je ne sais pas ce qui est le plus incroyable : le temps radieux ou le fait que je ne me sois pas encore faite écrabouiller toute crue par un taxi, vu comme j’ai un peu du mal à raccrocher les wagons.

J’avais un ami légèrement granola graines-germées sur les bords qui me disait : tu sais, quand tu voyages en avion, ton corps va plus vite que ton âme, résultat, c’est pas bon. Faut pas prendre l’avion.

Je l’avais regardé, pensive, et je lui avais dit que quand je me disais bien aussi. Je lui ait suggéré que la prochaine fois il la mette en soute, non ? Il a répondu tiens, pourquoi pas.

Cherchez pas à comprendre. Voilà dans quel état de fatigue euphorique on se trouve avec Géraldine. J’ai quand même réussi à me tromper trois fois de métro dans la journée. Je veux dire, les amis. L’heure est grave.

Mais en fait, non. L’heure n’est pas grave du tout, car aussitôt posé le pied à St Pancras, une bouffée d’énergie nous a attrapées qui ne nous lâche plus. On a tout de suite (mais quand je dis tout de suite, c’est genre, en sautant du train) commencé par le défilé Charles Anastase, dont, vu notre arrivée tardive, je n’ai vu que le haut des cheveux des mannequins, mais Géraldine a profité d’un mouvement de foule bénéfique et a trouvé ça très très bien.

Moi je suis sûre que ça m’aurait plu : c’est Valentine Fillol-Cordier qui a fait le stylisme et cette fille a vraiment un truc dément.

Je suis aussi tombée sur une adorable poupée, Tamara, qui est la petite soeur du créateur.

Ensuite, on est allées manger du pudding et boire du champagne au défilé Unique de Topshop. C’était pas mal du tout, dans le genre « la vie ne m’apprend rien », car je suis une « femme des années 80?, surtout qu’il était environ 14h et qu’avec un verre de champagne tout te paraît tellement beau que tu est prête à planter ton itinéraire de métro et à te retrouver en rase campagne à compter les rats des champs en les repeignant mentalement en rose pour célébrer l’esprit de Tim Walker.

Ce qui est marrant, c’est que même si l’on retrouve beaucoup des rédactrices mode croisées à New York, l’atmosphère de Londres, est totalement différente. 35 fois plus détendue niveau fringues, je me sens chez moi si vous voyez ce que je veux dire, enfin j’exagère, mais si, un peu quand même, des fois, disons que c’est légèrement plus messy.

On est hyper curieuses de voir ce que l’on va trouver pendant cette fashion week. C’est tellement génial de pouvoir sentir toutes ces atmosphères différentes !

Tout à l’heure, défilé Luella, je dois couvrir les backstage pour un très beau magazine et j’avoue… J’avoue ? Je suis un peu super méga stressée.

Je vous promet néanmoins une note plus cohérente demain. Oui ça va je sais.

Ça ne sera pas difficile.

Bisou !

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