Annabel écoute du tango, danse le tango, est une obsédée du tango… Et même quand il n’y a plus de tango, elle continue de danser.

C’est ce que j’ai découvert sur son Facebook. Ah. Et bien cela ne m’étonne pas. La première fois que j’ai pris Annabel en photo, une seconde après j’avais envie de retourner à mes cours de danse. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est son allure. Cette fille a une grâce incroyable. Une façon de se mouvoir, d’être là, tout en discrétion et en intensité.

Annabel, vous l’avez certainement déjà vue en combi chez Géraldine et Scott.

Trois trucs bien précis m’ont marqué chez elle.

D’abord, son style n’appartient qu’à elle. Ce truc tout simple, qui ne sent pas le fric à plein nez, pas bourré de it-trucs, rien de show off.

Bon, à part son incroyable allure, je vous l’accorde. Oui ben du coup, on ne voit qu’elle.

Ensuite, comme beaucoup de filles qui bossent dans la mode (Annabel est rédactrice mode pour A magazine), elle porte très peu de make up. C’est marrant cette disparition progressive du maquillage. Les peaux sont nues, les yeux de moins en moins chargés et pour les lèvres, quand on porte du rouge c’est souvent tellement fort que ça se rapproche de l’accessoire de mode.

Mais le truc qui m’a le plus choquée, chez Annabel, ce n’est pas ça. Non… Non. Ecoutez…

Comme à chaque fois qu’un coup de théâtre arrive dans la vie, tout semblait calme et parfaitement normal : les people se pressaient pour le défilé Proenza, Kanye West portait un sac à dos Vuitton plus grand que lui et on se demandait pourquoi, les fashionistas se retrouvaient et embrassaient l’air, comme il se doit…

Et plaf ! Soudain arrive Annabel avec son tee-shirt noué sur le côté et voilà que wow je flashe.

Je poussé un cri devant tant d’ingéniosité, de créativité, de fantaisie, wow j’ai dit, Melinda, regarde çaaaaa !!! Melinda m’a dit woh woh ça va t’as pas eu ton scone ce matin ou quoi ? Ouais, bon.

Attention c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup :

C’est simple, le lendemain j’ai fait un noeud à mon tee-shirt Gap trop grand. Of course, je suis prête à parier que sur moi on se demandait juste si j’avais pas planté mes essais de tye & die mais j’étais toute contente, toute seule. C’était bien.

Avec mon scone et mon noeud, comme ça de bon matin, tranquille.

Enfin voilà. J’arrête de raconter n’importe quoi, et je résume : Annabel, c’est de la balle.

Si en plus je vous dis que c’est un amour vous allez me dire que je dis tout le temps ça…

Et je confirme. Je dis tout le temps ça.

C’est parce que je tombe amoureuse de presque tous les gens que je prends en photo.

Conclusion, c’est élémentaire : ce blog n’est qu’amour.

Mouah ! Bisou !

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