Je suis en retard. Je m’habille, j’attrape un chapeau. Je m’engouffre dans le métro, le vent s’engouffre dans mon chapeau. Il s’envole. Je me demande déjà pourquoi je l’ai mis, je suis en retard, je suis en talons et je n’ai pas envie de lui courir après.

Je vais le laisser s’envoler.

Mais on me le ramène. Voici ce truc à nouveau sur ma tête. Dans le métro, on me regarde. Je suis haut perchée, certes, mais surtout je porte un chapeau. Je ne pense plus qu’à ça, ça me saoule. Moi d’habitude, j’aime bien mettre un truc et l’oublier.

J’arrive à mon rendez-vous, mes copines sont là, je les embrasse. Pardon, je les éborgne avec mon chapeau. Trop sympa, me disent que ça ne fait rien, que ça me va bien. On rentre dans un café. Je n’aime pas garder mon chapeau à l’intérieur, je l’enlève.

Et bravo, maintenant mes cheveux sont tout plats. Je le remets, avec la mine d’une condamnée.

Voilà, c’était quatre bonnes raisons pour lesquelles des chapeaux, j’aime bien les photographier, j’aime bien les dessiner, mais en vrai, je n’en mets jamais.

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