La jolie Mira du Harpers Bazaar Russie en executive tailleur à NYC…

Je n’avais jamais vraiment réussi à imaginer à quoi ma vie professionnelle allait ressembler. Être freelance, ne jamais faire la même chose, ne pas vraiment avoir de bureau mais passer ma vie devant un écran, ne pas vraiment avoir d’horaires mais bosser tout le temps, ne pas avoir de collègues mais un réseau et des amis, je ne pouvais pas savoir.

Certainement parce qu’à l’époque où je me posais ce genre de questions, mon travail n’existait pas. D’ailleurs bon courage à celui qui me demande quel est mon boulot. Profession ? Heeeu… Vous pouvez reformuler la question ? Ça change selon le jour et l’heure…

…Pile ce que je m’imaginais porter pour aller bosser “quand je serais grande”. J’adore, mais j’étais loin du compte !

Et ça me plaît ! Même si je n’arrête pas de me poser des questions, même si je ne sais pas de quoi demain sera fait, et même, et même… Bon, cela étant, je ne suis pas la seule. Beaucoup des gens qui m’entourent ont ce genre d’activité protéiforme, hein. C’est l’époque.

Mais voilà, il y a des semaines où le trop plein d’activités me rend dingue. Où mes mails sont un chapelet de petits drapeaux rouges [---> important ! Répondre au plus vite], où ma mère m’appelle et me dit qu’elle ne m’a pas eue au téléphone depuis trois semaines [ ---> ma mère = adepte du coup de fil bi-quotidien, c'est vous dire le choc frontal] et je ne m’en étais même pas rendu compte, où je me dis que je devais voir une copine début septembre et qu’on est mi-octobre, oh pardon, mi-novembre, où on m’appelle et où je dis “Ouh la la cette semaine ça va être difficile c’est particulier je suis débordée !” et qu’on me dit “Oui oui, tu dis ça depuis le mois d’août !”. Honteuse je suis.

Et là, on est en plein milieu d’une semaine comme ça, une de celles qui fera que j’aurais bientôt des tas de choses à vous raconter et à vous montrer… Et où je cours, je cours, et où je rêve d’avoir un moment pour me poser.

Sauf que comme tout freelance, la vérité, c’est que surtout, je ne voudrais ne jamais arrêter…

Vous voyez le genre ?

Allez maintenant, au boulot héhé ! Bonne journée !

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