Top inspiré d’un Éres, jean, Acne. Au cou, le fameux truc Kookaï que je ne quitte plus, dont je vous reparle bientôt.

Non, qu’est ce que vous croyez ? Moi, quand je décide de me mettre au boyfriend jean, c’est pas dans le boyfriend de petite filles que je me lance. Pas comme certaines. Pas juste un jean un peu plus large que d’hab. C’est pas boyfriend un brin tout ça. Non. Moi, mon boyfriend, il est immeeeeeeeeeeeeense, dégouline de partout et je le trouve absolument magnifique, mirifique, sublime.

Dans l’idée. Oui parce que l’idée, rappelez-vous, c’est ça. L’idée, c’est Valentine Fillol-Cordier. Rien que ça.

Parce qu’en vrai, mon boyfriend… Ben je sais pas.

Je me demande si par hasard, si ça n’était pas revenu à la mode de manière fracassante avec un nom charmant qui se prête à toutes les blagues salaces, et bien je ne me serais pas juste dit en me regardant le derrière : retourne à ta rampe de skate illico, Tommy Guerrero.

Mais bon, j’ai persévéré, et me voilà donc avec le fameux Toy de chez Acne. Vous suivez ? Mon boyfriend est un Toy. Là, je me régale.

Mon boytoy donc, il ne tient même pas tout seul sur mes hanches tellement il est grand. C’est comme ça qu’il faut le porter quand on est une vraie de vraie je vous dit !

Bref. Je le ceinture bien haut, comme Valentine Fillol-Cordier, je mets des talons sinon c’est juste retourne à ta rampe de skate illico, Tommy Guerrero, je le retrousse parce j’aime bien montrer mes chevilles et que, comme Valentine Fillol-Cordier, j’ai de la personnalité moi, je fais pas tout comme Valentine Fillol-Cordier, moi. Pas tout. Exactement.

Et je m’avance dans la vie, fière de ma coolitude de it-girl, de ma moditude, et de ma… Oh tiens, une vitrine ! Jetons un oeil à notre incroyable magnificence en ce matin frais de novembre.

Hey ? Mais c’est qui ce gros tas qui me regarde, là ?

Oh merde. C’est bibi et son boytoy. Moi-même en personne, aussi tassifiée (gros tas tassé) qu’un espresso par un boyfriend qui a pris ses aises sans rien me demander. Tous mes boyfriends font ça. Tu leur fait confiance et un mois après ils sont là, affalés au milieu du salon, dégoulinants. Mais bref. Revenons à nos braguettes. Cette dernière est descendue SOUS la ceinture, donnant à mon bide un embonpoint dont il n’avait pas besoin. Le look est très passablement approximativement incertain.

Bon. Je prends la pose Valentine Fillol-Cordier. Manque plus que la coupe de champ’, mais il est 10h du mat, ça va aller. Ah ouais comme ça ça va mieux. J’arrange le tout, moins sûre de ma superbitude mais toujours prête à en découdre avec la tendance, et j’essaie de prendre une démarche spéciale féminité dans le boyfriend. Rooooh. Stop les blagues salaces, enfin voyons mais alors.

Ça marche trois secondes, puis après bien entendu, je m’oublie, et mon boyfriend reprend sa liberté. Saligaud. Ce truc est un combat de tous les instants. Je passe la matinée entière à y penser. Et mais FAUT-IL QUE JE LE RÉPÈTE ENCORE, JE DÉTEEEEESTE ÊTRE SELF-CONSCIOUS DE MOI-MÊME. Surtout avec mon boyfriend. Avec mon boyfriend, j’aime m’oublier. Point.

Résultat, JE SAIS PAS. J’aurais peut-être dû en rester au boyfriend de petite joueuse. Arrêter de m’emballer à n’importe quelle lubie fashion.

Mais non. NON. Moi je dis, la fashion c’est fait pour jouer, et moi je joue. Avec mon Toy. Avec mon boy. Avec mon friend.

Hein, qu’on va y arriver, à être friends ?

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