Hey, les enfants, je ne sais pas ce qui se passe. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je ne sais pas ce qui va se passer.

Attention, soyez prêts à me faire une hola. Je ne tolérerais pas moins.

J’ai arrêté de fumer. Yep. Moi, toute seule. Sans patchs, sans hypnôse, sans prise de kilos, et sans crise de nerfs bon ok avec quelques sanglots & hurlements.

Ça date de mon dernier séjour à NY dont je n’ai toujours pas eu le temps de vous parler. Là bas, c’est comme ici, mais pire. On ne peut fumer nulle part.

Et vu le froid sibérien qu’il y fait, si tu fumes dehors c’est que t’es vraiment un warrior. C’est comme ça que, sans m’en rendre compte, je n’ai pas fumé pendant trois jours. Et après, je me suis dit : ce serait trop con de recommencer.

Et pourtant, ça m’arrache le coeur. Je trouve ça terriblement chic, de fumer. Tellement pas politiquement correct, tellement française, tellement film noir, tellement Gainsbourg, tellement tellement… Tellement Vogue Paris* !

Ouais je sais ça craint à mort ce que je dis. Mais que voulez-vous je suis très superficielle et mon amoureux est américain. La cigarette, il déteste, mais en même temps ça le rend complètement chancelant d’amour. Genre, wow. That french woman. Schizo, en gros.

Non, j’arrête donc au nom d’un tout autre chic que j’invoque ici avec vous.

Le chic du teint frais, le chic de l’haleine fraîche, le chic du vêtement parfumé à autre chose qu’aux essences de cendrier. Le chic de la vie sauve, aussi. Ouais, c’est chic d’être en vie. La vie, c’est même l’accessoire ultime.

Même si en vrai, les problèmes de santé, les fumeurs n’y pensent jamais.

Voilà ! Je vous en parle parce que ça fait pile en mois et que je suis super fière, même si je sais que pour être vraiment libérée ça se compte plutôt en années. Mais il n’y a pas de petites victoires, non ?

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*Où, soit dit en passant, très peu des filles fument, en fait. Pas folles les guêpes ;-)