À Sydney, j’ai eu la chance de dîner à côté d’Heidi et de Sarah-Jane, les créatrices de la marque Sass & Bide. C’était un grand dîner avec beaucoup d’invités, beaucoup de plats, et beaucoup de vin. Le genre de dîners auquel tu te demande, alors que tu es en train d’appliquer ta dernière couche de mascara devant le miroir, à quelle sauce tu va être mangée.

À côté de qui tu vas être assise, quoi… J’ai eu de la chance.

Sass (Sarah-Jane) et Bide (Heidi) sont deux filles vibrantes, drôles et incroyablement chaleureuses. En trois minutes, j’ai commencé à raconter ma on s’est mises à parler de tout, de mode, de bouffe, d’amour.

Je m’étais déjà de nombreuses fois baladée dans leurs boutiques. J’aime leur mode. J’aime le soin qu’elles apportent à leurs vitrines. Dans chacune d’entre elles, l’une de leurs “sculptures”, crânes recouverts de clous ou de strass, sont comme des cabinets de curiosité en miniature qui attirent l’oeil et guident vers leur monde étrange et sensuel.

Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est leur amitié.

Quelques jours plus tard, Sass & Bide célébraient les 10 ans de leur maison. Leurs proches avaient chacun réalisé une oeuvre (celle d’Heidi et Sarah-Jane est en première photo, et vous pouvez voir ici celles de Kate Moss, Rankin, Daisy Lowe…), qui allait être vendue aux enchères au profit de leur projet caritatif, le collectif Shine.

Heidi a prit la parole. Sarah-Jane était à côté d’elle, elle souriait. Nous les avons regardé, et j’ai imaginé.

La création d’un projet à deux. Un rêve qui prend forme. Les joies, les engueulades, les coups durs. J’ai toujours trouvé ça merveilleux de travailler avec mes amis.

Mon esprit s’est égaré et j’ai pensé à eux. J’ai quelques amis avec qui je pourrais partir au bout du monde. Ceux que je peux réveiller au milieu de la nuit pour venir me consoler et ceux avec qui on trouve le fou rire même dans les moments les plus sombres, ceux avec qui on fait des fêtes gigantesques et ceux avec qui on n’a jamais fait que parler. Ceux qui m’énervent mais que j’adore. Ceux que j’énerve mais qui m’aiment quand même.

C’est trop bon à regarder, une belle amitié.