Je suis le contraire d’une manuelle. Changer une ampoule est déjà allé jusqu’à me prendre un an, et j’ai une étagère Ikéa qui attend au milieu de mon salon qu’une âme bien intentionnée veuille bien me l’installer. Bon, faudrait que l’âme bien intentionnée ait la bonne idée de venir chez moi avec une perceuse sans que je le lui ai demandé, mais qui sait, d’ici à 2014, ça pourrait arriver, non ?

Recadrons sur le sujet du jour, car si. Il y en a un.

Mon sujet du jour est qu’hier je suis tombée sur cette photo (première image) que j’avais prise à NYC la saison dernière (en langage mode : une éternité) et que soudain ça a fait tilt dans mon cerveau de bricol’girl de la loose.

Ma veste ! En cuir ! La rouge un peu bizarre (en langage mode : complètement ringue) que j’avais chinée il y a 3 ans (en langage mode : à l’ère glaciaire) et que je n’ai jamais mise !!! Mais voilà ! Je vais virer les manches !

Voilà comment en TROIS MINUTES montre en main (parce que plus j’aurais tout planté au milieu du salon avec l’étagère Ikéa) j’ai coupé les manches de ma veste vintage et comment je me suis bricolé une petite it-veste perso.

La fille, totale recessionista. La haute voltige du shopping de closet, quoi.

Le cuir c’est top : tu le coupe ça fait bord franc, autrement dit en langage mode : total créateur. Super beau résultat, Garance contente d’elle, sourire. A passé l’aprèm d’hier avec sa veste rouge sans manche à se la péter toute seule dans la rue.

Tout ça pour TROIS MINUTES  de boulot, c’est ce que j’appelle le début d’une vocation, on devrait en faire un réality show. Susan Boyle, beware !

Attention prochaine attaque de Do It Yourself foudroyante je me fais ce tee-shirt Chanel EN DEUX MINUTES chrono. Je comprends pas pourquoi je l’adore, mais je l’adore. Je suis sûre que ça plaira beaucoup à Karl d’ailleurs, ce retournement de punkitude absolument conceptuel, pensez donc :

Ma mère porte le tee-shirt siglé Chanel (avec des épaulettes glissées en dessous, bien sûr, voyons) dans les années 80. Je la soupçonne de faire venir ses Chanel par charter en direct de Marrakech vu comme des fois le logo il est un peu de traviole. À l’époque, je me moquais d’elle parce que c’est quoi ce bordel de porter des faux trucs avec des vraies marques dessus, déjà que des vrais trucs avec des marques apparentes c’est nul, comme si on avait quelque chose à prouver, nous qui n’avons rien à prouver, nous.

Quelques années plus tard, Chanel le punkifie, l’offre à toutes ses copines rédac de mode et me voilà en totale convoitise, mais, attention ! sans impulsion d’achat, armée de mon plus gros marqueur à me faire un vrai-faux-vrai Chanel et un clin d’oeil à ma maman. Et en plus je trouve ça hyper cool. Et super punk.

Vous n’avez rien compris à ce que je raconte ? Karl, je suis sûre que oui. Alors, Karl, tu me Twitte une théorie du DIY punk 09′, vite fait ?