Garance : “Bon maintenant Mélinda dis-moi. T’es l’une des filles les mieux sapées que je connaisse. Tu connais TOUS les bons plans de Paris. On les trouve où ces foutues bottines cloutées Chloé de l’année dernière ? Où !?!! Je suis désespéree. Deux mojito s’il vous plait !”

Mélinda : “Ah non mais tais-toi. Interdiction d’en parler. JE SAIS PAS. Je les ai loupées aussi. Je cherche. JE TROUVE PAS.”

Garance : “Tu crois que si on met une annonce sur la CraigsList : Recherche désespérément boots Chloé à clous, taille 40 & 36, votre prix & vos conditions seront les nôtres et on fait aussi la cuisine, on peut espérer quelque chose ?”

Mélinda : “Naaaan Garance c’est mort. Moi, si j’avais ces Chloé, JAMAIS je les vendrais. C’est trop collector. Ça dépasse la it-shoes, c’est de l’histoire de la mode. On a été con. On assume. Hey ! Deux mojitos ! Merci !”

Et voilà. Tel un fin limier de la tendance, je vous avais parlé de ces boots Chloé avant même qu’elles ne sortent en magasin. Tel une analyste fashion nourrie au grain, j’avais eu le temps de les voir venir, d’abord pendant les fashion weeks, ensuite dans les magazines, ensuite en boutique. Mais telle une sombre imbécile, j’avais fait la fine bouche. Trop chères ! Toutes les filles vont les avoir aux pieds ! ET MOI, je suis au-dessus des it-shoes, des it-bags et de toutes ces fashion conneries !

Bah voilà, la preuve par 4 mojitos qu’on ne facture ni la topissitude, ni la séductivité : quand on aime un truc, parfois, mieux vaut mettre ses grands principes de vie de côté.

Conclusion : Rien ni personne ne pourra m’empêcher de mettre la main sur les nouvelles boots Chloé de cette année. Vu mon taux d’échec, je ne me risquerais pas à dire si elle feront partie de l’histoire de la mode un jour. Mais je les aime et j’y pense tous les jours depuis que je les ai vues défiler. Dites moi, please !!! Dites moi que ça suffit à me justifier !!!?