septembre 2009

mes nuits sont plus belles que vos jours...

Partout, partout, partout. Partout je vois des filles qui veulent me rendre jalouse avec leur blondeur surnaturelle. Mais qu’est ce qui se passe ? Cette saison, toutes les filles sont passées au blond platine.

Aaaah la la. Ça me fait des frissons dans le dos.

Je trouve ça absolument sublime, c’est tellement rock et angélique à la fois que j’ai l’impression que toutes les filles blond platine ont forcément une vie beaucoup plus fascinante que la mienne. Sûr à 100%. Toutes. Obligé.

Voilà. Si un jour je plonge la tête la première dans une bassine de javel, au moins, vous saurez pourquoi.

Bonne journée !

Glamorama

La mode est un petit monde très organisé. Il y a des us, des coutumes, des rois, des reines, des fous, des princesses, une étiquette, des codes, on a jamais fini d’apprendre, et c’est particulièrement fascinant. Contrairement à ce que l’on pense, la plupart des gens sont délicats et distingués. Il est de bon ton d’être détaché. Mais tout se voit, tout se sait.

Le front row d’un défilé est avant tout l’endroit duquel on voit le mieux les vêtements. À partir du troisième rang on ne voit plus les chaussures et au cinquième, si on a de la chance, on peut apercevoir les coiffures. Les places au front row sont chères. Parce que c’est aussi celles où l’on est le mieux vu. On les gagne par la célébrité, l’expérience, ou le pouvoir. Elles cristallisent beaucoup de drames et donnent matière à de jolies crises d’égo.

Cette saison, les créateurs de Dolce & Gabbana ont eu une révélation. En parlant avec leurs clientes, ils se sont rendus compte qu’elles passaient leur temps sur internet. Qu’elles étaient hyper informées, qu’elles voulaient que ça aille vite, qu’elles étaient prêtes à acheter tout de suite. Ils ont se sont dit que c’était un âge nouveau, qu’il fallait avancer avec son temps.

Ils ont décidé d’ouvrir grand leurs portes à quatre bloggeurs.

Voilà comment Tommy, Brian, Scott et moi on s’est retrouvés sur les très prisés front row des shows D&G et Dolce & Gabbana.

Une impression très étrange, d’autant que ça a été fait en grande pompe. Au premier show, on nous avait mis quatre laptops, bien alignés devant nos sièges. Nous étions les seuls, de toutes les personnes présentes au défilé, à avoir droit à ce traitement de faveur. Alors que perso, je ne commente jamais en direct des shows. Et en plus vous le savez, je ne Twitte plus qu’oralement, héhé.

Bref. Une mise en scène parfaite, et donc assez troublante.

Car si se retrouver soudain propulsé sur la A-list d’une maison aussi prestigieuse est très valorisant, le fait que ça arrive de cette manière là est aussi vraiment très embarrassant. Et dans cet univers aux codes et au tissage très soigneusement tiré, ça bouscule un peu tout le monde.

Après tout, pourquoi pas ? Sauf que pendant quelques secondes et à quelques regards croisés, je crois que j’aurais préféré ne pas être l’incarnation de ce nouvel âge. Rester discrète, et faire les choses à mon rythme à moi. Continuer à ne surtout pas m’inquiéter d’où je serais placée dans un défilé.

Mais c’est comme ça. Et quand on vous fait un cadeau, si compliqué à ouvrir soit-il, il faut savoir l’accepter.

J’ai donc pris le parti de me régaler à voir l’envers du décor depuis les backstage et la salle VIP, celle où sont chouchoutées les célébrités avant le show.

Au mur, une photo de Monica Vitti, signée, j’ai pas pu résister…

J’ai aussi voulu rencontrer Stefano et Domenico. Je voulais d’abord les remercier, puis avoir leur point de vue sur ce micro-événement. Puisqu’ils étaient les premiers à dérouler le tapis rouge pour des bloggeurs, savoir, vraiment, ce qu’ils en pensaient… Je voulais savoir si leur démarche était sincère.

C’était sans compter sur leur incroyable charisme. À la minute ou j’ai serré leurs mains, j’ai été conquise. Voilà pourquoi je ne serais jamais journaliste : je n’ai aucune objectivité. Je leur ai posé plein de questions, et j’ai beaucoup aimé leurs réponses, très nature. Comme je vous le disais plus haut, pour eux tout part de leur cliente. Si elle aime internet, alors c’est qu’il est temps de s’y intéresser.

Et leur but, c’est communiquer leur idée. Ce qu’ils disent, c’est qu’un défilé, pour eux, c’est une idée, une inspiration. Que si on ne peut pas s’acheter une robe chez Dolce mais qu’elle inspire l’achat d’une robe vintage, pour 2€ au marché, ça leur va très bien. Et pour eux, internet c’est le moyen le plus direct de communiquer leur idée.

Juste pour vous, donc, voici leur mur d’inspiration, attrapé backstage. Une très belle collection hommage à leurs origines et à leur « italianité ».

Oh, et un petit bout du catwalk géant vu depuis la VIP room,

Et puis moi en JOGGING avec Stefano et Domenico, heureusement que j’avais mes chaussures d’hystéro de la fashion pour compenser.

Un moment que j’ai bien aimé juste avant de partir, le moment où toute l’équipe se réunit pour regarder le défilé. Super ambiance, Scott a du me tirer par le col pour pas que je m’incruste.

Et voilà. Drôle d’aventure pour moi, jolie et très intéressante à la fois. Je me demande ce que vous pensez de tout ça. Mais ce que je retiens surtout ce sont ces murs laqués, ces dentelles noires et ces lèvres rouges, cette musique cinématographique… Et les yeux de Sofia.

Ciao Milano !

+ Je ne sais plus quoi me mettre. Voilà plus de deux semaines que je trimballe les mêmes vêtements partout où je vais, je ne peux plus les voir en peinture, je les déteste, je les hais !

+ Je ne sais plus combien je pèse. Je refuse de monter sur une autre balance que la mienne. Demain, retour à Paris = verdict. Deux semaines de resto & 18 sorbeto derrière moi. Venez, on en parle pas.

+ Je ne sais plus en quelle saison on est. Temps radieux + sorbets à gogo + collecs d’été = J’ai envie de m’acheter un maillot et une paire de nus-pieds.

+ Je ne sais plus qui je suis. Moi qui n’aime que le gris, je veux du Peter Pilotto et du Pucci. Je peux toujours rêver, mais je veux plein de couleurs et d’imprimés.

+ Je ne sais plus parler l’italien mais je sais qu’ici ciao ça veut dire bonjour ET au revoir. C’est exactement comme ça que j’ai vécu cette fashion week milanaise. Clic, clac ! Ciao ! Ciao ! Finie !

+ Je déteste les taxis milanais. Ils sont chers, vont trop vite et ne t’emmènent jamais où tu veux. Je n’arrête pas de m’engueuler avec eux, dans mon italien vernaculaire à moi, fait d’un mélange de Corse et d’Espagnol. Et ça les fait rire. Salauds.

+ Je déteste faire du shopping, c’est officiel. je ne trouve jamais rien qui me va, et puis tout ce que j’aime est hors de prix. Je suis bien meilleure pour les autres que pour moi. Quelqu’un veut être mon personal shopper ?

+ Je déteste faire mes bagages. Surtout quand au départ j’étais déjà en excédent et que 3 fashion weeks ont eu raison de mon aversion du shopping. Ça va être l’ordi ou ma nouvelle doudoune. Ou bien j’empile tout sur moi. Ouais, voilà. Classe. Je vais faire ça.

+ Je déteste mes nouvelles chaussures. Trop belles, trop hautes & trop lacées. Elles m’explosent tellement les pieds que quand je les mets je ne pense plus qu’à elles. La mode, ça rend bête comme ses…

+ J’adore l’Italie. J’adore le style, le raffinement et les éclats de rire des italiennes. J’adore leur façon de porter la couleur. J’aime les salades à l’orange & je veux faire ma prochaine fashion week en Vespa.

+ J’adore prendre le train. C’est long & il n’y a rien à y faire, à part regarder la ligne bleue des Alpes = j’adore. Si en plus c’est accompagné d’un pique nique géant, d’un chéri et d’une bouteille de vin blanc, c’est plus du déplacement, c’est de l’art du voyage. Limite Orient Express, Audrey Tautou & Chanel N°5. En version moitié bourrée : trop parfait.

+ J’adore 3 nouvelles tendances : les jambes à l’air, le plat et les jeux de transparences.

+ J’adore les gros bijoux. Je veux de gros bijoux et, aussi, je veux une pochette ! Mon dieu, mais quelle femme du monde peut-elle vivre sans une pochette de femme du monde en 2009 ? Quelle femme du…? Moi.

+ J’adore rentrer à Paris. On a quand même la plus belle, la plus excitante, la plus longue, la plus dingue des fashion weeks. On l’attend tous, on est tous à fond, on s’y prépare tous des semaines à l’avance… Tous, sauf moi.

Et merde alors. Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir me mettre encore ?!!

Raaah ma vie est vachement trop compliquée. Bisou, bonne journée !