Quand je veux me faire de vrais cadeaux, je m’offre des magazines anciens. J’aime tout. La mode, les photos, l’odeur du vieux papier, la folle créativité, l’absence de cynisme. La période que je préfère, ce sont les années 70. À cette époque là, la femme se redéfinissait. Avec maladresse, avec sérieux et avec beaucoup de joie.

Je feuilletais avec émerveillement un Vogue de l’année 73. En couv, Sylvie Vartan, sublime. Et à l’intérieur, ces quelques phrases D’Emanuel Ungaro :

“Chaque femme doit trouver l’air de sa chanson. Quand elle l’a trouvé, elle s’est trouvée elle-même. Il y a une harmonie intime entre le dehors et le dedans, c’est cela le style. Le vêtement doit se faire oublier, l’impression de porter quelque chose doit disparaître. Le problème n’est pas de suivre la mode. Quelle mode ? Il faut suivre son propre courant, aller vers sa vérité. J’ai voulu une mode liquide, qu’on ne sente pas ce qu’il y a derrière. J’ai voulu que tout coule, que la couleur coule, que le sentiment coule, que la beauté coule”

“Et le soir, on peut jouer le rêve, s’amuser, être totalement diverse. À partir de la simplicité, on rajoute sa personnalité : Le maquillage, un choix de coiffure, de bijoux différent de celui qu’on fait dans la journée.”

“J’aime les femmes qui ne sont pas sûres d’elles. J’aime chez la femme ce moment où elle craint de ne pas être assez bien, assez jolie. C’est formidable. C’est comme si j’avais gratté la surface et découvert quelque chose…”

Que la mode puisse contribuer à tirer le fil de sa propre vérité. Ça, ça me plaît !