NYC, Dimanche 20, 12h, bienvenue sur WordPress Garance ! 1 commentaire attend votre approbation :

Deborah : “Oh Garance, you’re SO shallow. This world is crazy in the head. Fashion, fashion, fashion. I mean, really, were is all that fashion gonna get you ?*”

Pffff… Que te dire Déborah. Je… Bon dieu oui ! Je suis superficielle MAIS PAS TOUT LE TEMPS ! Des fois ça m’arrive même de lire des journaux dont le papier n’est pas glacé. Dès fois même j’achète des produits avec une conscience, je recycle, je vote et je trouve moi aussi que ce world est crazy in the head. On est pareilles toi et moi en fait. Allez hop 1 Commentaire approuvé.

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NYC, Dimanche 20, 15h, je suis coincée in the Big Apple. Les tempêtes de neige m’ont obligée à rester deux jours de plus ici, dieu que la vie est dure. Quand l’hôtesse m’a appelée pour m’annoncer la mauvaise nouvelle, j’ai cru que j’allais lui rouler une pelle** tellement j’étais contente.

Enchantée, je décide d’aller faire ce que j’aime le plus faire à NYC, aller m’acheter des livres et des cupcakes***, puis rentrer me faire un thé et engloutir les trois, le tout en même temps****.

Je m’équipe, vu que dehors c’est la Toundra. Parka, pantalon, chaussettes, écharpes, chapeau, capuche. Quand je ne vois plus rien et que je peux plus bouger, ça veut dire que j’ai tout bon, je ne devrais plus avoir froid.

Et là.

Là.

Là, je m’apprête à enfiler mes chaussures… Et je me rends compte que RIEN de ce que j’ai n’a été pensé pour braver la neige. D’abord, parce que 99% de mes chaussures ont des talons, et ensuite parce que j’aime trop les autres pour aller les bousiller dans ce mélange de boue et de sel (très méchant avec les chaussures le sel, TRÈS MÉCHANT) dont est désormais couvert le sidewalk.

En même temps, c’est pas trois gouttes de boue qui vont me décourager, moi, Gawance Dowé. J’enfile des boots à plateaux, compensées (=qui me tiennent à bonne distance de la boue) (= des mini-skis, en fait) et hop je file dans le blizzard.

Je mets un pied dehors. Dans la neige, je marche comme un maître Yoda, celui de la première version de Star Wars quand il est dans la grotte et qu’on ne donnerait pas cher de son sabre laser, vous voyez ? Des montagnes de neige en décomposition succèdent à des flaques de boue plus profondes que le décolleté de Pamela Anderson. Au bout de trois pas, je suis littéralement coincée.

Je m’arrête pour réfléchir à ma situation et à mon rôle dans l’univers en faisant semblant de chatter sur mon Blackberry. Autour de moi, les new yorkaises ont sorti leurs boots en plastique. Chic et pratiques, elles font des bonds dans la neige avec une grâce qui me transperce de jalousie.

Qu’à cela ne tienne. Je ferais des détours, mais j’y arriverais. Et puis je ferais un crochet chez Marc by Marc qui est juste à côté de la Magnolia Bakery, où je m’achèterais des bottes en plastoc à 10$ (oui je sais Deborah, des boots sans aucune conscience politique) et puis voilà je serais équipée comme une vraie New Yorkaise. Je repars.

Une demi-heure après, j’ai à peine réussi à faire le tour de mon bloc. Je commence à revoir mes espérances à la baisse. En plus il y a un Starbucks juste devant moi, je pourrais tout simplement me prendre un muffin ici, et puis rentrer et enfin finir Voyage au Bout de La Nuit au lieu d’aller m’acheter de la chick-litt à la con. Ce serait Deborah qui serait contente.

Non. Pas bien. Continue. Prouve au monde (= à toi-même) que ton amour des talons hauts n’est pas une entrave à ta vie de femme libérée.

Dans un élan désespéré (qu’est ce que je ferais pas pour pas finir cet horrible bouquin de Céline) je tente un ollie avant par dessus une flaque de boue… Et là, sans que je leur ai rien demandé, mes mini-skis Chloé se mettent en route… Et m’entraînent dans une cascade fatale : je m’étale de tout le long de ma superficialité, la tête la première dans une motte de neige.

Mortifiée, je bats en retraite et je rentre à la maison. Adieu cupcakes, Marc by Marc et piles de bouquins.

Pfffff.

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“Oh Garance, you’re SO shallow. This world is crazy in the head. Fashion, fashion, fashion. I mean, really, were is all that fashion gonna get you ?”

Réponse = pas plus loin que mon block. Ok, ok, ok = Deborah 1, Garance 0

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Voilà, c’était mon conte de Noël à moi, l’occasion de vous souhaiter de bonnes fêtes pleines de cupcakes. Et aussi d’indiquer à ma famille le bon cadeau à mettre sous mon sapin vendredi.

Et surtout de vous promettre que c’est pas demain la veille que j’arrêterais d’être superficielle !!! Des boots de pluie, ok. Mais à talons haut ! Allez j’arrête de raconter n’importe quoi, bonnes fêtes et jooooooooyeux noël !!! Gros, gros gros bisou !

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* “Oh, Garance, tu es SI superficielle. Ce monde est fou. Fashion, fashion, fashion… Où crois-tu que toute cette mode va te mener ?”

** Par téléphone, la pelle, restons pudiques.

*** Je sais. LES CUPCAKES NOUS SOULENT ILS ONT PRIS LE MONDE PAR SURPRISE ET ILS ESSAYENT DE LE CONQUÉRIR LES VILAINS. En même temps, on s’en fout, c’est comme les macarons : c’est cucu la praline mais c’est quand même trop bon.

**** Et ensuite d’en parler à ma psy. Et ensuite d’en parler à ma psy. Et ensuite d’en parler à ma psy.