C’était en octobre, quelques heures après le défilé Chanel. Rue St Honoré, j’avais croisé Dree Hemingway, et elle portait encore l’un des tatouages dessinés sur la peau des mannequins du show.

Elle était habillée en noir des pieds à la tête, et j’avais bien aimé ce petit détail autour de son poignet. Ça finissait sa tenue. Et ça faisait aussi comme si Karl avait marqué ses filles et qu’ils les avait lâchées dans la ville.

Il y a quelques jours, j’ai appris que ces tatouages allaient être commercialisés dans les boutiques Chanel. Ouais. Karl et son équipe sont de purs génies du marketing. Après avoir abreuvé toutes les it-girls de la planète de 2.55, jusqu’à ce que ça devienne LE sac indispensable pour toute fille qui se respecte (moi je ne me respecte pas, je n’en ai pas) (ça veut pas dire que je n’en veux pas, oh la, ouh la)(on a toutes en nous une it-girl qui ne demande qu’à faire des albums avec Beck, hein) voilà qu’ils vont réussir à faire rentrer dans leur boutiques les plus petits porte-monnaie. Un peu comme Marc Jacobs avec ses boutiques Marc by Marc qui sentent légèrement le plastique, mais qui ne désemplissent pas. Et qui créent un rapport affectif avec la marque dès nos plus tendres années.

Pur génie marketing. Alors, une décalcomanie Chanel, ça vous dit ?

PS : Chanel me fait savoir que c’est Peter Philips qui a crée ces tatouages. Bravo à lui.