Oh la la. J’étais sur un shooting hier*, pour une série de mode d’été**, et là, au beau milieu d’un étal de chaussures gargantuesque***, je les vois.

Qui ?

Euh, mais voyons. Quelle question.

Enfin.

Allez…

Réfléchissez deux secondes !

Ceux qu’on va d’abord critiquer, puis détester, puis regarder d’un autre oeil, puis reconsidérer, puis enfin vouloir alors que tous les magasins auront été dévalisés et qu’il n’y en aura plus nulle part : les sabots.

Les sabots !

Rouges, noirs, fluos, à talons, à brides, simplissimes, sophistiqués, à moustache, il y en avait pour tous les goûts. Seul point commun ? Leurs semelles en bois et leur… Brrrr… Leur côté retour à la ferme qui me brrrrrrr… Qui me plaît pas, mais alors du tout. Le pire quand même ce sont les sabots à talons, hein. Je préfère encore à sabot à moustache qu’un sabot à talons.

Non.

Non !

Non, sabot, vade retro sabot, t’es trop moche, je ne veux pas de toi.

Je ne craquerai pas. Je résisterai. Tu ne m’auras pas. Non, même pas toi, gentil sabot Céline. Non, toi non plus, n’insiste pas, étrange sabot Miu Miu. Ni toi non plus, sabot camelia-isé Chanel. Quand à toi, sabot monogrammé Vuitton, tu es tellement grotesque que moi, à ce niveau là, j’appelle ça du grand art. Du grand Marc, quoi. Allez, hop, du balai, rentrez chez vous.

Alors, à votre avis, avec une telle détermination, j’y arrive, sans sabots, au printemps ?

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* Ouais, moi, avec une équipe de 10 personnes. Ça fait quoi d’être la boss ? C’est dinnnngue. Tu demandes un truc, et hop on te l’amène. Starbucks anyone ?

** Ça fait quoi de shooter une mannequin en mini-robe à fleurs en plein janvier ? Maaaaaaaaal.

*** Ça fait quoi d’ouvrir des valises entières de fringues de la prochaine saison ? Eeeennnnvie.

PS : Désolée pour l’illustrations mais je ne dessinerais pas une paire de sabots et encore moins à talons. Pas encore.