Hier, innocente, je vous annonçais que je partais à l’assaut des ruelles tropéziennes à la recherche d’une paire de K-Jacques. En route je reçois quelques emails :

“Garance, voyons, à Saint-Tropez ce sont des Rondini qu’on achète !”

On m’en avait déjà parlé, des Rondini, la chaussure qu’on trouve exclusivement à Saint-Tropez, qui existait avant K-Jacques, crème de la crème des adresses tropéziennes qui se passent entre connaisseurs etc, mais ça m’énervait un peu cette histoire.

Trop snob pour moi ! [dit-elle, ses boules Chanel à la main]. Moi, je suis mainstream. Je critique pas les truc juste sous prétexte que c’est grand public [si tant est qu'on puisse appeler grand public une paire de lanières à 200€, certes] Et j’adore les modèles de chez K-Jacques.

J’arrive donc chez K-Jacques comme doivent arriver toutes les parisiennes en manque de cuir naturel : Je demande de TOUT essayer.
Et là, rien. Ils n’ont plus ma pointure. Dans aucun des modèles que j’ai choisi.

Recalée, je me dirige vers chez Rondini.
Et j’en repars avec ce modèle, que j’adore.

Au retour, je croise mes copines, chargées de sacs K-Jacques remplis de spartiates de toutes les couleurs.

Et là je leur dis : “Quoi ? Mes tropéziennes ? Des Rondini, bien sûr ! Me dis dis pas que t’es allée chez K-Jacques. Naaaan. Rondini. Rondini ! C’est vachement mieux ! D’ailleurs, ça existait avant K-Jacques. Et on ne les trouve nulle part ailleurs qu’à Saint-Trop, alors que K-Jacques ils ont un site internet où tu peux commander, ce qui est beaucoup, beaucoup pas assez exclusif. Rondini je vous dis ! Allez, hop !”

Chers lecteurs, je ne vous remercierais jamais assez d’être arrivés à me rendre plus snob, que snob, que snob. Allez à toute !