Au premières images ça fait un choc. Merde alors. Les rides !!! Elles ont peut-être fait le film de trop, les filles de Sex and the City. Et puis qu’est ce que ça brille. Elle est passée où la joyeuse pagaille ? L’appart charmant et légèrement défraichi de Carrie ? Les looks bizarres de Miranda ? C’est quoi ce monde tout glossy dans lequel elles évoluent ?


Et puis soudain, comme un clin d’oeil lancé a l’instant parfait, le film se lance. Et au beau milieu du mariage le plus improbable qu’il ne m’a jamais été donné de voir, Liza Minelli se met à danser comme une minette sur Beyonce.

Ce que j’ai vu dans ce film, c’est un essai sur la maturité. Comment vieillissent les idéaux bizarres d’aujourd’hui, le shopping, l’hystérie, le sexe, l’amitié. Et comme il est un peu embarrassé par son sujet (Pas assez glamour !) ce film, il le cache maladroitement sous des couches de paillettes fournies rubis sur l’ongle par l’Emirat d’Abou Dabi. Hum.

Mais finalement, j’ai trouvé ça super intéressant de voir des femmes vieillir a l’écran, témoigner de ce qu’on vit aujourd’hui (T’as peut-être gagné le droit de vieillir. Mais t’as intérêt a rester ferme, désirante et désirée). De voir la chair nerveuse de ces femmes, leur regard encore gavé d’ambition. Absolument pas apaisées.

Ma mère, qui à l’âge de Samantha vient juste d’entamer une nouvelle carrière. Le corps parfait de Carine Roitfeld, qui inspire les jeunes designers. Un film entier est filmé avec des femmes de plus de 45 ans.

Et fait éclater de rire une salle entière de teenagers qui n’auront, du coup, certainement pas la même image du veillissement que nous.

C’est triste et c’est gai, cette bataille pour être parfaites qui n’en finit jamais. Sex and the City 2 en témoigne et rien que pour cette raison, moi, je ne le mettrais pas à la poubelle, ce film. Et j’espère même qu’il y en aura un troisième.

Bon, ce coup là, à New York. Abou d’Abi, c’est sympa, mais l’actrice principale de la série, j’ai nommé New York, manque vraiment beaucoup.

Voilà, c’était ma chronique hyper en retard sur Sex And the City 2. Pourquoi écrire sur ce film là alors que je vois environ 3 films par semaine toute l’année ? Et bien parce que je pense que ces quatres filles, quand même, ont marqué toute une génération.

Ce qui n’est pas le cas de la petite blonde de 8 ans à qui je parlais hier. Je lui dis : “Tu va aller voir Sex And The City ?” (j’ai de ces questions) Et elle me répond : “Nooooooon ! À chaque fois que je vois la pub pour le film à la télé, elles me font trop peeeeeeeeur !”