Au rayon sac de ville, il y a plusieurs écoles.
De la plus confort à la plus impossible à porter :

1/
Le sac à dos : C’est tellement moche que c’est beau, tu peux pas comprendre.
Référence absolue : Le matelassé Chanel avec deux gros C en or, s’il vous plaît, en provenance directe des années 80, plus fabriqué, ce qui le rend encore plus trendy (Note Perso = Violaine, quand tu veux tu m’envoies ta liste des mots interdits dans ton magazine, ok ? Je crois que j’en ai besoin. Et tu as des suggestions pour les remplacer ?).
Ok. Bref. Pratique, mais beaucoup trop pointu pour moi.

2/
Le sac en bandoulière : Je suis cool. Tellement cool. Plus bas je porte ma besace, plus cool je suis.
Référence absolue : La Besace Upla, le sac US.
Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que c’est interdit quand on a de la poitrine, permettez-moi de ne pas vous faire un dessein.

3/
Le petit porté épaule : Je suis une femme belle. Et intelligente. Riche, aussi. J’ai même pas besoin de bosser, vu comme je peux rien mettre dans mon sac.
Référence absolue : Le Classic de Céline. Le 2.55 de Chanel.
N’allez surtout pas le porter en bandoulière malheureuse ouh laaaa ! C’est le porté de ce sac qui en fait tout le charme. Juste posé sur l’épaule, très 70s, très Céline, très Chloé, très Belle Du Seigneur, très maintenant.

4/
Le cabas : J’ai une vie de dingue, je fais trop de choses à la fois, si tu veux on campe ici ce soir, j’ai tout ce qu’il faut dans mon sac au fond, tiens, même un saucisson.
Référence absolue : Le cabas en paille. Le Birkin d’Hermès.
Trop bien dans toutes ses déclinaisons de la plus cheap à la plus luxe, sauf que pour moi, les sacs c’est comme la nature : ça déteste le vide. Et ça finit donc par peser 23kgs. On le porte à la main, au début quand il est léger, puis comme il s’alourdit, on essaye de le faire passer sur l’épaule par peur de s’arracher la main. Vous avez déjà essayé de glisser votre épaule dans une anse de Birkin ? De cabas en paille ? Ahah.

—— Attention après cette ligne on passe aux sacs un peu galère à porter———

5/
Le porté main : Je suis une femme avec une carrière dans ma vie. Dès fois, c’est dur.
Référence absolue : Le Speedy de Vuitton.
On le porte à la main, négligemment, parfois on  le jette par dessus l’épaule. Tout est bon dans la façon de le porter, sauf sa déclinaison 5bis, SO 2005.

5bis/
Le porté coude : T’as vu mon sac ? T’as intérêt, je viens juste de passer un mois de salaire dedans.
Référence absolue : Le Speedy de Vuitton. Version Stephen Sprouse. Le Motorcycle de Balenciaga. Et tout opercule de type pré-récession.
NON. Même si dès fois vous êtes fatiguée de porter votre sac avec votre main, en 2010 le sac à la saignée du coude, c’est interdit, surtout avec le poing en avant, ouhlala. Si vous êtes fatiguée, vous avez droit à la déclinaison 5ter/, LA MIENNE héhé.

5ter/
Le porté porté main mais porté épaule : Tellement je suis cool, Sofia Coppola elle a fait un sac juste pour moi, c’est un speedy, mais en beaucoup plus snob, et avec une bandoulière. MAIS JE LE PORTE À L’ÉPAULE, JAMAIS EN BANDOULIÈRE, ÇA VA PAS ?
Référence absolue : Comment, et en plus faut que je répète ?

———– Attention, sacs dangereux pour la santé mentale sous cette ligne————
————- Trop pas pratiques à porter, tu passe ta vie à penser à eux—————–

6/
La pochette : Ma vie ? Tu peux la voir sur le Purple Diary. Ma vie, c’est la nuit. T’as une clope ? Mes Marlboro rentraient pas dans ma pochette, sorry.
Référence Absolue : Vintage baby. Démerde toi pour en trouver un. Pareil si tu veux tenir ton verre et serrer la main de quelqu’un. Tu coinces ta pochette où tu peux, tu la passe à ta copine, tu l’oublies au bar, mais dans tous les cas, tu te démerdes !

7 ET CHUTE ULTIME DE CE BILLET /
Le Sac Tellement Bizarrement Simple Que Tu Es Obligée De L’Illustrer Pour Comprendre, Comme Un Immense Sachet De Supermarché Mais En Cuir Imprimé Python : Je suis trop frappée de Phoebe Philo elle peut faire n’importe quoi j’ai envie de l’acheter.
Référence Absolue : Ce sac de Céline, en dessin, que j’ai vu hier à la boutique milanaise.
Grand, donc sujet à la prise de poids, et impossible à porter autrement qu’à bout de doigts. Alors, qui arrive à faire moins pratique ?

Bon, ce billet est trop long, j’ai été obligée de me freiner dans mon élan littéraire, vu que quand je me suis installée au café de l’hôtel, c’était l’heure du thé et que maintenant tout le monde a attaqué le Gavi et les mini-pizzas. Donc il manque plein de catégories de sacs, je sais, je sais. Si vous avez d’autres idées de “porté de sac”, n’hésitez pas à me les donner, moi j’attaque le Gavi, là.

Et, je sais, il manque un chapitre sur le sac bourse, je sais, je sais.
Mais le sac-bourse, rien que pour son nom, mérite un post entier, ne croyez pas que vous allez vous en sortir comme ça.

ET SURTOUT, PLUS DE SACS À LA SAIGNÉE DU COUDE, OK ? OH NON ! JAMAIS !