Les enfants, je suis en train de devenir une vraie pro de la mode. Imaginez donc :
Samedi, plein août, chaleur saunatistique New Yorkaise : Moi, Gaga, je suis partie en mission shopping d’hiver.

Là je vous arrête : Toutes les filles que je prends en photo pendant les fashion weeks vous diront : Bah quoi ? Rien de plus normal. T’es même en retard, petite !

J’ai quand même toujours du mal à trouver ça normal de me retrouver avec un perfecto en laine, un pantalon en cachemire et une écharpe en angora un 28 août, mais quand j’ai croisé Dianna chez Barneys et qu’elle m’a montré sa doudoune en laine et ses chaussures fourrées, je me suis finalement dit, c’est moi qui comprend rien, c’est peut-être le moment de s’acheter une chapka, on ne sait jamais.

Et mon snowboard aussi, c’est sûrement le moment de commander mon snowboard pour février.

Bref donc. Remotivée à bloc, je continue donc en mode encore plus chasseresse. 5ème étage, chez Barneys, Stella Mc Cartney, enfin, ah, graal. J’adore sa collection. J’aperçois une parka vraiment chouette, parfaite pour un mois de janvier enneigé. Je l’essaye, elle est trop belle, et là, la vendeuse me cloue sur place :

JUSTE POUR VOUS DIRE, CETTE PARKA EST LA SEULE ET UNIQUE DANS LE MONDE. La raison c’est que (et la j’ai pas compris elle parlait trop vite, donc j’imagine) – Stella savait que vous alliez venir aujourd’hui elle l’a designée exprès pour vous – et du coup on est les seuls, du monde à l’avoir, on en a qu’une, et c’est la dernière, DU MONDE.

Woh. Tellement cool, la seule DU MONDE. Scott n’est pas convaincu et la vendeuse l’a un peu énervé. Il me dit Gawance, regawde, si elle est vwaiment faite pour toi, reviens dans trois jours et elle sera toujours là, à t’attendre, ta parka. Je l’écoute, parce que vraiment, il est très fort, et aussi que la parka fait très près de 2000$.

Bref, on continué notre périple sur Madison avenue, suivant scrupuleusement la liste d’achats que je m’étais concoctée – Première fois de ma vie que je fais ça mais vraiment j’en ai trop marre d’attendre d’avoir froid pour m’acheter un manteau et d’entendre les vendeuses me rire au nez :
Un manteau ? En septembre? On n’en a plus depuis le mois d’août, ahahah* !

Sur ma liste, il y avait des ballerines pointues, à clous, de chez Valentino. Les enfants, si vous vivez sur cette planète, vous ne pouvez pas les avoir manquées. Elles sont dans tous les magazines, TOUS. Donc je vais chez Valentino, je demande à voir les ballerines, et là j’entends :

Ces ballerines ? Celles qui sont dans tous les éditos ? Ahahah*, elles ne sont pas encore arrivées et là, on a déjà une liste d’attente longue comme le bras.

Ah oui, j’oublais. Une publication dans un mag et les ventes s’envolent.

Pfffff. Pour me consoler je fais un arrêt chez Intermix, un multimarques New Yorkais. Là je vois une section entière de vêtements Stella Mc Cartney, et, vous n’allez pas me croire, et ce, même si vous vous en foutez :

Trois exemplaires de la parka unique AU MONDE.

Je pousse un cri, je l’attrape et pof ! Soudain, je n’ai plus du tout envie de l’acheter. Comme c’est étrange. Le fait qu’elle ne soit pas du tout unique (mais qu’est ce qui lui a prit, à la vendeuse de chez Barneys ?)(peut-être n’était-elle PAS vendeuse chez Barneys ? Mystère et boule de gomme) la rendrait – presque – fade.

Et voilà ! J’ai beau essayer de m’organiser pro de la fashion qui déchire, me suis encore faite prendre au piège de l’offre et la demande. Scott me fait un clin d’oeil.

Ahahah* !  J’ai encore du chemin à faire pour devenir une pro de la mode.

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PS1 (non pas le sac, bandes d’obsédées) = Ce post n’a ni queue ni tête, au début je voulais vous donner mon point de vue sur les tendances de la rentrée, bon bah une prochaine fois, mais en attendant méfions-nous du beige.

PS2 = N’empêche j’ai acheté plein de jolis truc, 80% de trucs que je ne pourrais pas mettre avant novembre mais c’est joli, toutes ces fringues avec leurs étiquettes alignées dans mon dressing, on dirait un magasin – bordélique, le magasin.

PS3 = Zara à NYC, c’est nul. Autant vous le dire j’ai du mal à m’en remettre. Et mon porte monnaie, aussi, vu que du coup, je suis obligée d’aller direct chez Chloé. Pffffu ! Déprimant.

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* Ahahah ! Conasse.