Trois jours. Ça m’a pris trois jours exactement trois pour y rentrer, dans cette fashion week.

C’est qu’en trois ans de défilés, quand même, des choses changent. L’émerveillement naïf s’estompe et fait place a un regard critique et plus difficile à impressionner. Et je déteste ce sentiment !

C’est tellement dommage. Ce serait tellement plus facile si l’on pouvait toujours garder son regard d’enfant, non ?

Il y a quelques mois, j’avais parlé de cette impression là à Carine Roitfeld. Elle m’avait dit : “C’est vrai qu’on devient moins impressionnable. Mais au bout de quelques d’années, on sait aussi qu’à chaque fois, on trouvera quelque chose d’excitant. Ce sera un défilé, une musique, une soirée, une longueur de jupe, une nouvelle mannequin ou juste une fille qu’on croise dans la rue…”

À ce moment là, l’inspiration est encore plus forte : on connaît sa valeur.

Et vous ? J’ai l’impression de la vivre avec vous, cette aventure. En quatre ans, on est passés ensemble de l’extérieur des défilés au premiers rang. La mode sur internet a explosé, montrant à la loupe chaque détail, faisant de la mode un véritable show-business limite plus scruté qu’Hollywood. Comme moi, vous connaissez maintenant le nom de chaque rédactrice de mode, la dernière chaussure de chaque créateur et vous prononcez parfaitement Proenza Schouler. Vous savez comment on s’habille à Tokyo, à Paris, à Milan, à New York.

Votre regard a-t-il changé ?

————
PS : Carine Roitfeld m’avait aussi dit d’aller dans les soirées. Elle m’avait dit il faut sortir la nuit, c’est la qu’on sent ce qui se passe. Je l’ai écoutée et samedi on est allés à l’afterparty d’Alexander Wang et… On a tout filmé !
Je reviens vite avec la vidéo.
Vous allez voir. Alex, il nous a tous fait retrouver nos regards d’enfant. Bisou !