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Kate

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques mois de cela, je m’étais envolée pour un voyage au frontières du réel. Parce que j’allais filmer Pour David Yurman l’un de mes photographes préféré, Peter Lindbergh. Aaaaaaaah.

Mais aussi parce que son modèle, dont je n’avais pas pu vous révéler le nom à l’époque, c’était Kate Moss.

Je n’ai jamais vraiment eu d’opinion sur Kate Moss. J’avais une espèce d’admiration distante pour cette fille qui a su se taire au moment où on demandait au top-models leur avis sur tout, que j’ai regardée grandir dans les magazines et dont j’ai compris le statut d’icône en voyant qu’elle inspirait des livres entiers à des gens qui ne l’avaient pas rencontrée, des millions d’éditos, de pubs, des hologrammes et même des statues géantes en or, massif.

Bon, bref. J’étais curieuse de la voir, en vrai.

Et c’est là qu’après 24h d’avion, 3 ananas pressés pour me réveiller et le choc de ma rencontre avec Peter Lindbergh, j’ai eu une révélation bizarre : Kate Moss est normale.

J’ai passé deux jours près d’elle, à l’observer à loisir, à la filmer, à la prendre en photo et à lui parler, sans jamais vraiment rentrer dans sa bulle. Gaie, drôle, elle racontait des gossips en fumant des clopes. Parfois, Jamie Hince, qui était là, passait lui faire des câlins, ou elle sautait au cou de Sybil Yurman, ou prenait des poses impeccables, mettant en valeur les bijoux que Peter Lindbergh photographiait.
Lors du dîner super intime où la famille Yurman m’a invitée – dans une villa incroyable à Saint Barth, (oui, je sais… la chaaaaance !!!) – , elle était là, à raconter des blagues, à s’intéresser à tout le monde, à danser sans y penser. Désarmante de simplicité.

Et pourtant il doit bien y avoir quelque chose, non ?

Il y a cette photogénie à l’état pur. Même sans aucune retouche, chaque photo d’elle est à tomber.
Il y a son côté rock. En la regardant évoluer, on se rend compte que c’est elle, l’inspiration de la génération qui n’en finit plus de porter des slims.
Il y a cette distance. En un regard, en une seconde, elle sait poser un voile entre elle et le monde. C’est dans ces instants là qu’on se souvient : cette fille est une star.

Et voilà comment, entre Kate Moss et moi, rien n’a changé. Aujourd’hui je vois les pubs Yurman shootées ce wek-end là dans toute les villes du monde, son beau visage placardé sur des affiches immense. Les photos sont sublimes et me font le même effet que si je ne l’avais jamais rencontrée. La seule chose, c’est qu’aujourd’hui je perçois ce voile dans ses yeux. Cette distance.

La distance, n’est ce pas ce que l’on a trouvé de mieux pour créer le désir ?


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