C’est toujours mieux de ne s’attendre à rien quand on voyage, et pour être honnête, avec les heures d’avion que j’ai accumulées depuis quelque temps, je n’ai pas vraiment eu le loisir de préparer quoi que ce soit avant de partir.

En gros, je monte dans l’avion, je mets la musique dans mes écouteurs et j’attends de voir ce qui se passe.

Et ce qui s’est passé à Istanbul, c’est que j’ai été complètement fascinée.

Par la beauté de la ville, sa lumière et ses odeurs, par la gentillesse des gens (dingue) (dingue !!!) (je n’ai jamais autant reçu de mails pour m’inviter à dîner !!!), par le mélange de traditions et de modernité extrême qui me touche tellement que je n’ai pas réussi à m’empêcher de pleurer au sons des prières qui rythment les journées. J’avais bien sûr l’air con, vu que les turcs sont tellement habitués à ces chants qu’ils ne les entendent plus, mais bon. Je suis comme ça, la loose. Quand c’est trop beau paf ! Je pleure.

Même si je suis en train de manger un dessert turc au fromage (bizarrement bon) et que la prière commence, je pleure. Ça doit me rappeler ma grand-mère. Et après je me demande pourquoi mon dessert est salé.

Mais ce qui m’a marqué le plus à Istanbul, ce sont les femmes. Les femmes, et aussi la mode.

Ok. Je vais avoir l’air encore plus con que quand j’ai pleuré à chaudes larmes sur mon dessert, mais je vous avoue que quand je suis descendue de l’avion, l’une des premières choses que je me suis dite est : “Mon dieu ce col en V est diablement profond ! Faut-il que je me couvre de ma veste malgré cette chaleur étouffante ?”

J’ai eu ma réponse rapidement : autour de moi, dès l’aéroport, des tas de jolies filles, légèrement vêtues, souriantes et détendues, ne faisaient pas soulever l’arcade sourcilière du moindre passant.

Non, pas besoin de te couvrir, banane.

Istanbul est d’une modernité à couper le souffle. Il n’y a qu’à regarder les tas de magazines de mode qui y sont publiés pour le voir. D’ailleurs le dernier né est le Vogue. Il est vraiment bien, et il met en scène des décolletés diablement profonds.

Istanbul est d’une modernité à couper le souffle, il n’y a qu’à voir tous ces cafés, ces rues remplies de nuit comme de jour et ces filles et ces garçons qu’on voit marcher libres et souriants dans la rue.

Istanbul est une ville à couper le souffle, où le passé et le présent cohabitent en paix…

Dans un décor à pleurer.

Bisou !