C’est Konca [Ça se prononce Konja, et oui, les prénoms turcs sont fantastiques] la première qui m’avait dit qu’il fallait que j’aille à Istanbul, que j’allais adorer, et vu la profondeur de son regard j’avoue que j’avais failli prendre mon billet d’avion direct, comme ça, au beau milieu de la fashion week. Hypnotisation, mais on va arrêter deux secondes de parler d’Istanbul vu que là ce n’est pas le sujet. Oh, ça va un peu, hein, de parler d’Istanbul.

Pourquoi la fashion week ? Parce que Konca est fashion editor pour le Vogue Turquie et que c’est là qu’on s’est rencontrées pour la première fois. Monde merveilleux de la mode, mais là n’est pas le sujet. Oh, ça va un peu hein, de parler de fashion week.

Non.

Le sujet de ce post, les enfants, est beaucoup plus profond.

Le sujet de ce post, c’est : COMMENT SE FAIT-IL QUE TOUTES LES FILLES LES PLUS COOL DE LA TERRE PORTENT LEUR MANTEAU NONCHALAMMENT JETÉ SUR LES ÉPAULES et pas moi ?

Avant que vous ne me donniez une analyse cinglante, laissez-moi quand même vous expliquer pourquoi (vous faire un mot d’excuse quoi)

Les raisons pour lesquelles je ne porte JAMAIS mes manteaux/trench/vestes jetées nonchalamment sur l’épaule sont les suivantes :

1/ Je n’y pense pas. JAMAIS. Moi, quand j’ai une veste, je l’enfile. C’est dire à quel point je suis pas cool.

2/ Je n’arrive pas à avoir le jeté de veste sur épaule gracieux (c’est pas si facile !!!). Moi ça me prend huit heures à se caler nickel pour pas que ça ne tombe au premier…

3/ Et merde c’est tombé. Moi, les rares fois où j’ai porté ma veste nonchalamment jetée sur l’épaule, elle est tombée. Et je l’ai perdue.

Donc voilà. Le truc marche pas du tout pour moi, et c’est bien dommage car ce porté de veste est bien ce qui sépare en ce moment [Il y a quatre ans, c'était le remontage de manches de vestes, j'ai mis deux ans à masteriser, maintenant c'est bon, juste quand on retrouve le truc jusque dans le catalogue Quelle, quoi] le commun des mortelles des déesses de la mode, demandez à Audrey Hepburn, à Giovanna Battaglia… Et à Konca.

Bon, ben voilà. Pof ! C’est tout.

Ah oui. Si un jour vous me voyez en photo avec ma veste portée nonchalamment sur les épaules, ne vous laissez pas avoir.

Obligé : ça aura été amplement prémédité.