C’est marrant. La semaine dernière on parlait de copies, de contrefaçons, de rééditions et d’inspirations, vous vous souvenez ?

Dimanche, je suis allée au magnifique Brooklyn Flea Market (génial / trop beau / allez-y) avec ma copine Delphine pour trouver des trucs pour ma maison. Des trucs pour ma maison, il y en avait des tas, mais aussi plein de fringues.

Au milieu de plein de trucs géniaux, il y avait ce petit manteau, pas mon style mais super joli, signé G.FOX&CO.

Curieuse, je demande à la vendeuse ce que c’est que cette marque. Et là elle m’explique :

En fait, G.FOX&CO c’était un grand magasin (comme le Bon Marché par exemple) dans le Connecticut. À l’époque, dans les années 50 / 60, les grands magasins américains tels que Bergdorf Goodman à New York, Marshall Fields à Chicago et des tas d’autres faisaient comme aujourd’hui. Ils envoyaient leurs acheteurs voir les collections à Paris, capitâââaâle de la môôôôooode.

Sauf qu’à l’époque, ceux-ci achetaient les droits exclusifs sur les collections qu’ils désiraient, les faisaient fabriquer dans leurs usines aux États-Unis et les vendaient sous leur étiquette. Et tout cela était parfaitement légal.

Ce petit pardessus, en fait, c’est du Dior. Du Dior New York.

Sauf que l’étiquette Dior, à l’époque, on la trouvait en bas du vêtement, en cherchant bien…

J’ai trouvé ça marrant, et intéressant. J’avais déjà entendu parler du concept je crois dans The Beautiful Fall et dans l’Irrégulière (Livres géniaux / fantastiques / si vous aimez la mode lisez-les) mais je trouve que ça résonne particulièrement avec la discussion qu’on a eu la semaine dernière.

Sinon, ce flea market, logé sur trois étage d’une ancienne banque de Brooklyn est carrément super et, malgré la sublimescence du décor, pas du tout cher.

Non mais regardez moi ces plafonds.

Bon. Sinon, vous voulez savoir ce que j’ai acheté ?