Vous savez ces trucs que nos mecs préféreraient vraiment, vraiment qu’on évite ?

On peut dire que j’ai de la chance, parce que bon mon amoureux a des goûts plutôt éclectiques. Une vision plutôt ouverte de la mode, comme vous pouvez l’imaginer.

Même les fringues pas du tout man friendly* il aime bien.

Mais bon, c’est quand même un mec, et même s’il est tout a fait capable d’adorer ça sur les autres, et de les prendre en photo, et de m’expliquer pourquoi c’est bien, il y a quelques trucs qu’il préférerait vraiment, mais alors vraiment que moi, j’évite.

Bien entendu, ça me donne drôlement envie d’essayer.

- Le truc n°1, ce sont les santiags.
Moi non plus j’aimais pas trop les santiags, jusqu’à ce que Lou Doillon rende ça si cool, que je voie l’image ci-dessous dans le Vogue UK, image qui depuis le mois d’août me donne envie de redéfinir TOUT MON STYLE de A à Z**. Comment peut-il ne pas aimer des bottes aussi belles que ça ?

Ok, attendez donnez moi deux secondes, je vais lui demander pourquoi. Je reviens.

Alors voilà, il vient de me répondre, et donc c’est proportionologique***. Il trouve que la santiag s’arrête à un endroit pas terrible du mollet et que ça alourdit la jambe considérablement (admirez la précision du truc, même pas moi je suis capable d’une telle analyse).
Est-ce la raison pour laquelle sur cette photo Jaquetta prend une pose super élongative***? La question reste entière.

Mais je sais que depuis, la santiag a un parfum d’interdit qui les transformerait presque en fantasme. Alors que bon, à la base, je me répète, mais les tiags, je suis pas hyper fan.

- Le truc n°2, ce sont les cheveux courts. Ou les franges. N’importe quoi qui ne soit pas ce que j’ai maintenant, des cheveux simplement et chiantement*** longs.
Ça je comprends pourquoi, les cheveux longs, c’est un truc de mec. Je m’en foutais jusqu’à ce que je bousille mes cheveux récemment (venez, on n’en parle pas) et que je prenne un café la dernière fois avec Dianna, oui, cette Dianna :

Si sublime avec ses cheveux courts. À la suite de quoi j’envoyai ce SMS à Scott :

G = [...] Are you sure it’s better to keep my hair the way they are ? You don’t like any other haircut ? So tired to be in a ponytail [...]
S = [...] I hate to be boring but I like you hair the way they are. So clean and fresh and healthy [...]

Je ne sais pas comment j’ai réussi à lui faire imaginer que mes cheveux étaient en pleine santé mais c’est déjà une bonne nouvelle qu’il croie ça. Je vais pas l’embêter, la première personne à qui j’ai envie de plaire c’est quand même lui****.
C’est donc pas demain la veille que vous me verrez avec une frange, pauvre de moi*****.

Tiens, je viens même de m’acheter une brosse, je n’en avais jamais eu. Jamais !

- Le dernier truc, c’est la jupe super longue jusqu’au pieds, mais ça je suis d’accord avec lui en fait. Oui enfin je suis d’accord avec lui maintenant que j’en ai acheté une contre son avis (il trouve que ça tasse) que je n’ai pas mise une seule fois, hein.

Ouais, je sais pas, j’adore sur les autres, mais sur moi, je trouve que ça tasse.

Je suis légèrement influençable ou vous aussi vous écoutez ce que vous dit votre chéri ?

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* Vous savez ces trucs que vos copines adorent mais que votre mec détestent : compensées épaisses, chemises boutonnées jusqu’au cou, chaussettes hautes et j’en passe.

** Vous ne vous rendez pas compte du potentiel fantasmatique que cette image a eu sur moi – allez comprendre. Le fait que je n’ai absolument pas changé mon style après l’avoir vue ne fait que renforcer le son pouvoir fantasmatique. Un jour, je serai ce mélange de cool, de bohème attitude… Un jour. Peut-être. Aaah fantasme.

*** Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à trouver ce mot dans le dictionnaire ?

**** Non, non, c’est pas du tout moi la première personne à qui j’ai envie de plaire, détrompez vous, because sinon on est mal : Je m’adore en combi en jean Isabel Marant. Tous les jours si possible. Ah, et baggy, la combi. Beeeeuh. Je sais, ça tasse.

***** Même si la vérité vraie est que j’ai déjà eu une frange il y a des années de ça, et que, oh mon dieu comme ça m’allait pas, mon dieu comme je suis incapable d’entretenir un truc pareil.