Ces derniers mois, j’ai :

Acheté un vélo magnifique. Rouge et noir, vintage, c’est un Schwinn – paraît que la marque est trop culte (Vaut mieux parce qu’avec un nom pareil)(c’est ce que m’a dit Scott, moi je ne comprends rien aux vélos.). J’ai même fait changer la selle pour qu’elle soit aussi vintage et culte que mon vélo. Il est tellement beau que je le laisse trôner au milieu de mon salon et qu’on me prend en photo avec.

Résultat : Hier, on est allés à Brooklyn en vélo. Les vitesses n’arrêtaient pas de sauter, ce qui m’a rendue hystérique. Et si vous avez entendu un hurlement tout en haut du Brooklyn Bridge, c’était moi : Une selle vintage, c’est dur comme du bois. Douleur. Douleur à des endroits inavouables. Honte.

Succombé à la mode sac de dame. Et chiné un sac Delvaux, vintage, super joli, ressemble au Classic de Céline ou au Constance d’Hermès de mes copines, mais encore plus cool (laissez moi me raconter mes histoires SVP) vu que c’est un Delvaux (le Hermès belge ! Comment ça vous ne connaissiez pas ?) (Oui bon ok. Moi non plus je ne savais pas quand je l’ai acheté.)(En fait c’est le Schwinn de la maroquinerie belge quoi. Trop culte.) Dedans, je peux mettre mon porte monnaie, mes clés, et mon téléphone… Et c’est tout. Point. Trop minimal, trop chic, trop dame.

Résultat : C’est qui la fille avec un sac plastique Monoprix là-bas ? C’est moi. Et mes copines aussi d’ailleurs, qui se retrouvent toutes avec deux sacs. L’un sublime, l’autre complètement hasardeux pour mettre tous les vrais trucs de leur vraie vie dedans. Le sac de dames st trop petit, point. Il est trop minimal, quoi.

Craqué pour une montre féminine. Super fine, super délicate, super… Ancienne. Le genre de montres qu’il faut remonter tous les soirs, vous savez ? Ceux qui en portent disent qu’on s’habitue très vite à ce geste, que ça devient même une habitude agréable, un doux rituel, la la la…

… Et arriver quatre heures en avance à un rendez-vous, c’est un doux rituel peut-être ?

Dieux, que je ne suis pas faite pour ces choses là.

Résultat : Retour à ma vielle Rolex en acier. Elle se remonte toute seule, et même pas besoin de changer des piles. Suffit de bouger le bras pour qu’elle se recharge.

Avec un petit effort, je devrais arriver à faire au moins ça.

Résultat du résultat (enfin, conclusion, quoi) : Il serait peut-être temps que j’arrête de ne juger les choses que par leur apparence. Il serait peut-être temps aussi que je me calme sur le vintage.

Peut-être. Mais en fait, peut-être pas.

On a bien le droit de vivre une vie incommode, non ?

Voilà.

Ah, attendez.

Incommode, ok.

Sauf pour la selle de vélo. Mon amour du vintage s’arrête juste à cet endroit là. Aïïïeeeeeeuuu !