J’ai une copine sublime, de celles qui sont tellement sublimes qu’elles te donnent envie de leur demander leur avis sur tout, les crèmes qu’elles utilisent (On ne sait jamais, dès fois que la sublimité soit au fond du pot), le régime qu’elles suivent (Vu qu’on est ce qu’on mange, elle doivent vraiment manger des trucs très intéressants) et aussi ou faire réparer votre vélo (les filles sublimes savent tout, c’est bien connu).

J’étais tout naturellement en train de lui poser toutes ces questions quand soudain, je lui ai demandé son âge.

Et bien vous savez quoi ?

Elle ne savait pas.

Je veux dire, elle ne savait pas que me répondre.

Elle a réfléchi et elle a fini par me lâcher qu’en tous cas, elle n’avait pas trente ans.

J’ai été surprise, embarrassée d’avoir posé la question, puis charmée par sa coquetterie.

D’abord parce que j’aime la coquetterie.
Ensuite parce que j’avais omis de vous le dire, mais je savais que mon amie n’a plus 20 ans et même, puisqu’elle me l’a avoué, ni trente ans non plus.
Preuve que la sublimité n’à pas d’âge. Donc, pourquoi le lui demander, son âge ?

En même temps, la modernité n’est -elle pas aujourd’hui dire son âge, comme Inès de la Fressange qui parle ouvertement de ses 50 ans et qui rend la cinquantaine hyper cool ? Et qui n’en est pas moins sublime ni moins coquette. Peut-être même plus, puisque parler ouvertement de son âge est une liberté séduisante.

Je ne sais plus quoi penser.

Vous le dites, votre âge, vous ?

Qui ça, moi ?

Moi, oui !!! Bien sûr que je le dis !

Je viens juste d’avoir 18 ans.