Je sais je sais je sais – Sarah Harris, du Vogue Anglais, doit en avoir, mais alors, tellement marre qu’on parle de ses cheveux.

En même temps, je ne peux que m’extasier devant la beauté de sa chevelure argentée… Qui est exceptionelle : très peu de gens on la chance d’avoir un gris aussi beau, et aucun coloriste au monde ne pourrait reproduire ça. C’est dingue, quand même, non ?

C’est ça qui est marrant : le gris, en théorie, c’est sublime.

Mais dans la vraie vie des vrais gens (=moi) ce n’est pas si simple de décider ce qu’on fait des cheveux renégats… Et on finit souvent par opter pour une coloration.

Parce que :

- C’est pas avec dix cheveux blancs qu’on fait une chevelure poivre et sel.
- Et 10 cheveux blancs, perdus au milieu de la masse… Bof. Une mèche de cheveux blancs… Super bof.
- Certains diraient même : ça fait négligé !
- Le gris, même naturel, est une couleur hyper difficile à entretenir. Paraît que ça jaunit. D’où les couleurs bleuissantes pour estomper.
- D’où les mamies sorties tout droit de l’espace avec leurs cheveux bleus.
- Et surtout parce que, quoi qu’on en dise, le cheveu blanc est associé à la vieillesse. Et que le but de la vie (d’après les derniers Elle) c’est de se rajeunir.

Et même si :

- Scott me dit de ne rien toucher.
- C’est hyper contraignant de devoir se faire des couleurs.
- Plein de mes copines super cool laissent leurs quelques cheveux blancs en paix et que je trouve ça chic.
- Moi-même, je regarde les cheveux de Scott en attendant avec joie qu’ils deviennent poivre et sel… Je trouve ça trop beau.
- Je trouve ça trop beau… Sur lui. Parce que c’est un mec. Et je me rends bien compte que c’est là du sexisme primaire.

Bref, en fait, je ne suis pas du tout claire avec cette affaire là.

Ce que je sais, c’est que même si ce n’est pas forcément lié à l’âge (Sarah, en photo, a eu ses premiers cheveux blancs à 16 ans, moi à 34 ans, ma meilleure copine à 22 et mon père a encore tout ses cheveux noirs… A 59 ans). Et qu’au fond, même si c’était lié à l’âge, on devrait pouvoir avoir le droit de porter son cheveu (et ses années) comme on le veut.

Voilà pourquoi, à l’avenir, j’espère croiser encore plein de filles comme Sarah Harris, gracieuses et jeunes et poivre et sel… Ce serait une chouette inspiration, vous ne trouvez pas ?