C’est certainement parce qu’on est en plein hiver et que mon degré de créativité vestimentaire atteint des températures négatives*, mais pour ce qui est du style, en ce moment, je me contente de me concentrer sur mes extrémités.

Une coupe de cheveux par-ci**,
Une manucure par-là,
Un facial*** programmé ce vendredi.
Et une nouvelle quête de lunettes de vue, hipster-intello-chic.

Pas que j’ai vraiment besoin de lunettes de vue, hein.
En fait j’en ai besoin, un peu. Très, très peu.

Mais un jour où j’avais repéré des lunettes de vue tellement Chloé Sevinesques qu’il fallait absolument que je trouve une bonne raison pour les acheter, j’ai fini par faire cracher – sous la menace – à mon opticien que j’avais manifestement des signes de fatigue oculaire.

“MES YEUX FATIGUENT ! Je lui hurlai dessus. Vous ne vous rendez pas compte, avec tout ce que je fais avec mes yeux (fallait la trouver celle-là), ils sont fatigués ils ONT BESOIN DE CES LUNETTES CHLOÉ SEVINESQUES !”

Vous me direz, il aurait pu juste me mettre des verres blancs, ou j’aurais pu carrément opérer une American Apparelisation (allez passer 5mn devant le magasin et vous comprendrez l’expression) de mes lunettes Chloé Sevinesques : enlever carrément les verres pour avoir l’oeil au vent ET le look intello sexy de mes rêves.

Oui mais non. Je suis trop authentique pour ça, moua, [je médite voyez-vous].

Bref donc j’avais fini par acheter mes lunettes Chloé Sevinesques, c’est vrai que c’était mignon, relativement confortable quand mes yeux étaient fatigués, je m’étais bien ruinée, tout le monde était content, et je les avais mises trois fois. Oui, trois fois, pas plus.
Ne dit-on pas que le désir s’éteint une fois consommé ? C’est ce que je pensais !

Ben, vous savez quoi ?

Je suis sur le point de réitérer mon méfait. Le désir s’est rallumé, comme ça, un jour de no-look hivernal, et je suis sur le point de replonger et d’aller harceler un autre opticien, new-yorkais ce coup-là. (voyons s’ils résistent à mon “charme”).

La connerie mode est un éternel recommencement.

PS : Sur la photo, Fiametta – que je me suis amusée à repeindre, oui oui :-) – porte d’immmmmmeeeeeeeenses lunettes. Je n’irai pas aussi loin dans la folie des grandeurs lunettale, rassurez-vous. Ces derniers temps, je fais tout à moitié.

 

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* Ça et les merveilleux excès de Noël, hein, on ne va pas se mentir.
** Non mais oui, bien sûr qu’un jour je vous montrerais une photo, laissez-moi hiberner mon carré, d’abord, deux secondes. Le temps que ça repousse o_O.
*** Non oui je sais, ce mot me fait bondir à chaque fois que je l’entends – oui j’ai l’esprit horriblement mal tourné.