Je suis freelanc… Chef d’entreprise. Oui. J’aimerais bien croire que je suis encore freelance, mais quand je regarde ce que j’ai posté la semaine dernière, je me dis que bien des choses ont changé. Et comme trois beaucoup d’entre vous me l’ont demandé, voici…
24h de la vie d’une Garance Doré, version 2012…

Je me lève tôt. Dès que j’entends la sonnerie de mon Iphone, 45 minutes après qu’il ait commencé à sonner à 7h pile, je saute de mon lit sur mes deux pieds pour enfiler le même jogging qu’en 2007 mon ensemble de yoga.

Immédiatement après avoir jeté un oeil à Twitter bu un grand verre d’eau, je me lance dans trois quart d’heures de lecture des ingrédients du paquet de oatmeal yoga-méditation en total synchro avec Gwyneth Paltrow.

Il est 8h45 et nos employés vont bientôt arriver. Il faut que je me montre sous mon meilleur jour pour donner l’exemple et les motiver sur la route de la réussite.
Je file ouvrir mon ordi pour continuer à rêvasser en regardant Tumblr sous la douche, et je passe une tenue chic et cool digne de mon rôle de boss motivante et sympa.

Il est neuf heures et je suis toujours en jog sur les starting blocks. Emily, mon assistante arrive avec son grand sourire et son mug de Starbucks et elle me rappelle que j’ai un rendez-vous.

Ah, merde super ! J’avais oublié tout prévu : tenue étudiée en fonction des premières fringues que je vois dans mon dressing de mon interlocuteur, cheveux parfaitement en pétard brushés, powerpoint préparé par Emily que j’oublie systématiquement sur son bureau je connais quasiment par coeur, hop, c’est le début d’une nouvelle journée passionnante.

Que je sois en shooting, en meeting, en brainstorming ou complètement tétanisée par toutes ces activités en ing, je suis hyper productive jusqu’à 13h.

C’est l’heure du déjeuner. Il paraît que quand on est une femme en carrière il faut utiliser l’heure du dèj pour networker. Du coup tous les jours je networke avec Scott une personne différente, pour bien remplir mon ventre carnet d’adresses.

Après le dèj, je rentre travailler au studio. Ah, je ne vous avais pas dit ? Je n’ai pas de bureau. Naaaa, je suis beaucoup trop désorganisée créative pour ça, moi.
Je travaille affalée sur mon canapé là où l’inspiration me foudroie. Scott, et tout le monde au studio trouve ça super énervant inspirant.

Ils adorent retrouver mon bordel les traces de mon incroyable créativité un peu partout. Disques durs, cartes CF, tablettes graphiques… Avec moi, on ne sait jamais où et quand on va glisser sur l’un de mes stylets je vais commencer à exprimer mon art.

Vers 16h, je commence à stresser à mort parce que mon post pour le lendemain n’est pas encore commencé me lancer dans un travail de fond sur mes projets. Je suis tout le temps super last minute en avance pour mon blog, et ça me rend totalement hystérique zen.

Pour me revitaliser, comme toutes les New-Yorkaises, je me fais un cookie de chez Grey Dog (587cal) thé vert.

À 7h30, tout le monde est encore au studio et je commence à essayer de mettre nos employés dehors. Ça leur prendra encore une demi-heure. Je ne sais pas pourquoi ils adorent rester au bureau mais je pense que la douce hystérie énergie que je leur ai communiquée tout au long de la journée fait son effet.

Je leur rappelle doucement que j’ai qu’ils ont une vie, et que même si on adore tous ce qu’on fait, c’est aussi en sortant qu’on arrive à rester connecté à la pulsation du monde.

Enfin, sur ces bonnes paroles, je referme la porte derrière eux, je me jette dans les bras de Scott et on se mate un film, tranquilles, parfaitement étrangers connectés à la pulsation du monde.