Quand j’étais ado, je me souviens que je rêvais du moment où je pourrais m’acheter mon premier maillot de bain Eres.

Ma mère en possédait quelques-uns et même s’ils étaient un peu chers, ils sortaient déjà tellement du lot, avec leurs couleurs raffinées, leur matières géniales, à la fois galbantes et souples, et leurs coupes sublimes et classiques, à la française…

J’avais l’impression qu’ils étaient vraiment pensés pour le corps de la femme et qu’ils les rendaient toutes jolies.

Des années plus tard, ils sont toujours mes favoris. J’en achète chaque saison et ils me durent des années. Leurs une-pièce me suivent partout et leurs deux-pièces sont presque les seuls en lesquels j’ai toute confiance – j’adore jouer comme une débile à la plage* et ça m’est arrivé plusieurs fois de perdre mes maillots.

Ouais, et en plus, ils sont français !

* Genre, jouer aux raquettes comme si ma vie en dépendait (top qui remonte), plonger dans la piscine (culotte qui descend aux pieds), tournoyage d’enfants dans le ciel (les deux en même temps) et même jeux débiles toute seule comme la saucisse (retenir sa respiration et voir combien de temps on peut tourner à l’horizontale sous l’eau) (maillot de bain tout entortillé) et bien sûr roue avant, roue arrière, pommier (bref, oui, je perds souvent mon maillot).