Je me baladais dans les rues de Florence, en quête d’émotions shopping, et en regardant dans les vitrines des boutiques de mes marques préférées, j’ai vu des choses sublimes mais… que de l’hiver. Mais pas du petit hiver, hein.
Non non, des manteaux, de la laine, des bottes, des écharpes, DE LA FOURRURE.

Il faisait 35 degrés dehors.

Je suis ensuite entrée chez Luisa Via Roma, et là, pareil. J’ai cherché les vêtements d’été pendant 10 minutes et je n’ai rien trouvé. Quand j’ai demandé, on m’a dit que tout le printemps-été avait été enlevé, après de courts soldes.

J’ai dit : mais, oh, c’est le début de l’été !
Et on m’a dit que ce sont les clientes qui demandent les nouvelles collections. Elles veulent tout acheter à l’avance.

Je n’avais pas du tout la tête à me plonger dans les manteaux, donc je suis ressortie, les mains vides.

J’ai continué de me balader et là, je suis tombée sur H&M.

Là, l’été battait son plein. Tee-shirts imprimés, maillots de bains, plein de trucs légers et qui correspondent à la saison.
Enfin !!! Un endroit qui reflétait mes envies de vacances.

Franchement parfois, je ne comprends pas les stratégies du luxe. Ça doit certainement être très réfléchi, cette course folle aux saisons. Mais j’ai quand même parfois l’impression que les marques de mass market sont plus proches des désirs de leurs clientes (ne parlons même pas du porte-monnaie, hein…). Ou alors, c’est tout simplement que c’est une clientèle différente ?
Une cliente clientèle qui aime vraiment acheter sa garde robe d’hiver au tout début de l’été ?

Moi je n’y arrive pas.

Et quand j’arrive en septembre avec une super, une vraie envie toute fraîche de me faire une garde-robe d’hiver, il ne reste plus rien.

Dites-moi, vous êtes prêtes à acheter vos premiers cols roulés en juin, vous ?

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PS Cette illustration, je l’ai faite pour la couverture du WWD Japon. Elle est inspirée des manteaux Céline de cet hiver, que j’adore.