Pffffffffffffffffffffolalalaenfffffffffin.

Enfin de retour à la maison, à la vie normale, à avoir le temps de glander le dimanche (très important de glander le dimanche) et de réfléchir deux secondes.

J’adore le mois des défilés, vraiment.

Mais je l’adore aussi parce que c’est une piqûre de rappel qui tous les six mois ravive mon amour pour la vie de tous les jours.

En ce moment, la mode est un peu prise au pied de la lettre.
On en a parlé, ça fait de belles photos de streetstyle, des eye candy que perso j’adore avaler comme des bonbons Haribo, mais ce n’est pas vraiment ça qui me fait rêver dans la mode.

Ce que j’aime, c’est regarder les défilés, m’en nourrir et imaginer quelle femme je vais être dans les mois à venir.

Ça me rappelle ces moments où, au fin fond de l’été, vers le 15 août, je quittais mon petit village (pas de magazines dans mon petit village) pour aller acheter tous les magazines de la création dans la petite ville d’à côté.
Ça me prenait environ six heures aller-retour, ça ne me posait aucun problème.

Ma mère me disait que j’étais folle de dépenser autant d’argent dans des magazines.

Ensuite, je rentrais, je m’attablais avec un grand café et je léchais littéralement les pages des magazines. Je regardais et mémorisais toutes les pages du Vogue Collections.
Et tous les jours jusqu’à la rentrée, je les lirais et les relirais, chaque jour, en m’imaginant ce que j’allais faire des vêtements que j’avais déjà dans mon placard et dans quelle pièce j’allais investir une petite partie de l’argent que j’avais gagné pendant l’été. Une toute petite partie. Je préférais garder mon argent pour faire la fête ou pour voyager.

Car ce que ma mère ne comprenait pas, c’est que l’argent dépensé dans ces magazines suffisait à nourrir mon imaginaire pour des mois !
Je n’avais même pas vraiment besoin de m’acheter des vêtements. L’important c’était d’imaginer, de m’inspirer, de rêver.

C’est comme ça qu’est né et qu’a grandi mon amour pour la mode, et c’est comme ça qu’il est resté.

Et c’est sûrement pour ça qu’encore aujourd’hui, je suis toujours plus touchée par la manière de porter un vêtement et par la personnalité que dégage une tenue que par un ensemble sorti tout droit d’un défilé.

J’aime une mode qui a mûri, qu’on s’est approprié. Comme Carolina sur la photo, qui possède le type d’aisance qui me plaît.

Donc back to cool, à regarder toutes ces infos amassées pendant les fashion weeks et à les digérer, les comprendre et en faire mon histoire à moi.

On verra bien ce qu’il en restera vers le 15 août !

Il est né comment, votre goût pour la mode?