1 / Moi ? Je n’ai pas de tatouage. Pourquoi ?
Parce que mes idées de tatouages ont toujours été très nulles (Le pire, au secours : une fée dans le bas du dos, oui, je sais, je sais…), mais que je me suis sauvée avec ma règle des trois mois : si mon idée me plaît toujours dans trois mois, je le fais.
Elles n’ont jamais passé la barre des deux semaines.

Depuis, je me suis convaincue qu’être VRAIMENT rebelle aujourd’hui, c’est de ne pas avoir de tatouage. Je sais je sais, n’importe quoi.

2 / N’empêche, les tatouages, ça me fascine.
Ok, un peu moins depuis que tout le monde en a…

3 / Je ne sais pas comment c’est chez vous, mais à New York, le tatouage est devenu tellement courant que la question :

“Mais crois-tu que tu pourrais trouver un job avec un tatouage sur la main ?” est devenue une vraie blague.

Pourtant c’est un vrai truc, ici on appelle ça les jobs-stoppers et certains tatoueurs refusent de faire, par exemple, les tatouages sur les mains ou dans le cou, incachables, qui vous garantissent à vie de ne pas être employé de banque.

“C’est exactement ça ! Garantie, à vie !” me dit un copain avec un tattoo Hope sur une main et Fear sur l’autre.

4 / Ma grand-mère, née dans un tout petit village Berbère au Maroc, avait des tatouages sur les jambes et sur tout le visage.
On pratiquait le tatouage très tôt chez eux, pour s’embellir, marquer son appartenance à une tribu. On marquait aussi ses peines dans un langage symbolique fait de petites croix, de points, de traits.

J’ai toujours trouvé ça sublime et d’autant plus mystérieux que me grand-mère ne m’en parlait jamais.

Ce n’est pas ma grand-mère, mais c’est pour vous donner une idée.

5 / Est-ce que ça fait mal ?
“Oui, un peu, mais ça fait partie du truc” me dit une copine. “Par exemple, mon troisième tatouage, je l’ai fait sur le haut de la hanche et je ne l’ai quasiment pas senti passer, j’étais frustrée.”

6 / Est-ce qu’on devient accro ?
“Oui !!!” réponse générale.

7 / L’une de mes amies veut se faire un tatouage sous la clavicule, et bien entendu le premier truc que je lui dis c’est : “Ah non, pas là !”. Elle me regarde et me dit : “À chaque fois tu dis “Ah non !”, et après tu veux les prendre en photo.

Ah tiens d’ailleurs, c’est l’amie dont le tatouage est en photo ci-dessus :)

Et aussi, je lui ai demandé : “Mais alors, et quand tu voudras mettre un beau bustier, comment tu vas faire ?” Elle a levé les yeux au ciel et fait “pffffffff”.

8 / Trois de mes amies sont en train de se faire retirer des tatouages, ce qui, paraît-il, est 10 fois plus douloureux et 20 fois plus coûteux que de s’en faire poser un.

9 / “Oui mais l’option existe, au moins” me disent trois autres amies qui veulent se faire faire des tatouages.

10 / Le tatouage sur l’épaule a trendé dans les 90‘s, le tatouage sur le bas du dos a trendé dans les 95’s, le tatouage sur le pied a trendé dans les 00’s, le tatouage à l’intérieur du bras a trendé dans les 05‘s, le tatouage à l’intérieur du poignet a trendé dans les 10’s.
Le tatouage serait-il un bon indicateur d’âge ?

11 / Si on est par exemple dans le métro et que vous avez un tatouage sur la jambe, ou sur le dos, ou entre les seins, est-ce que vous m’en voudrez si je regarde ?
Est-ce que le tatouage est un art ? Dans ce cas, l’art est-il fait pour être partagé ?

Est-ce que si votre manche cache votre tatouage, je peux vous demander de la remonter ?

12 / Le tatouage est un incroyable conversation starter, vachement moins dangereux que “vous avez du feu ?”, vachement moins contraignant qu’un chien.

13 / N’empêche, j’aimerais bien que Scott se fasse un tatouage Garance Forever.
Bien sûr que j’assumerais ;)

Alors, vous vous faites un tattoo, ou vous faites la vraie rebelle, comme moi ? (ahahahah)

PS : La photo de la femme avec les tatouages a été prise par Marc Garanger.