Je suis perdue dans ma propre ville ! Je me disais l’autre jour en marchant dans les rues ensoleillées de Paris. Je ne me rappelle même plus dans quelle direction prendre le métro.

Il faut dire que j’avais atterri le matin même à Charles de Gaulle, et que j’étais littéralement déchirée par le jet lag. Après avoir déposé mes bagages à l’hôtel et pris une douche, je m’étais mise en route pour aller rendre visite à ma copine Jazzmine.

J’avais rencontré Jazzmine en Italie et on ne s’était jamais vraiment perdues de vue, mais entre tous nos voyages, ça faisait un moment qu’on n’avait pas pris un café ensemble. Jazzmine est moitié américaine moitié suédoise, et après Milan, elle s’était installée à Paris avec son amoureux…

J’étais en train de marcher dans les rues de Montmartre quand soudain j’entends “Garaaaaance !” – c’était Jazzmine, accoudée à sa terrasse avec une amie.

J’ai monté les escaliers quatre par quatre et ai été accueillie, plutôt à moitié renversée par son chien. J’ai voulu hugger Jazzmine, elle a avancé sa joue pour me faire une bise (très parisien).

On s’est assises autour de la table avec du thé, du café, des fruits, des petits fours et plein de cigarettes (le tout ensemble, très parisien), et on a commencé à se raconter nos vies en rigolant.

C’est à ce moment là que je me suis rendue compte que Jazzmine parlait un français parfait, avec juste une petite touche de Jane Birkin dans sa voix.

Quant à moi, comme à chaque fois que j’arrive en France, je cherchais mes mots.

L’appartement était super beau mais pas du tout surdécoré, plutôt un mélange de brocantes et d’objets ramenés de voyage (ce qui est très parisien). On entendait les bruits de la rue qui montaient, des mots en français, ça m’a rappelé une vie lointaine où j’avais un appartement qui ressemblait au sien et où j’accueillais mes amis en hurlant leur nom par la terrasse.

Quelques heures plus tard, j’allais rejoindre une autre amie parisienne, pas très loin de chez Jazz.

Quand Jazz a commencé à m’indiquer le chemin pour aller rejoindre ma copine, toute perdue que j’étais à regarder sur mon Google Maps, j’ai trouvé très jolie l’ironie.

Une parisienne s’éteint, une autre s’éveille.

PS : Après avoir passé le weekend à Londres, je suis de retour à Paris où je vais pouvoir tester vos adresses ! Merci !!!